Regards sur l’Eglise Orthodoxe : Regards Sur L’Orthodoxie En France 2 ème émission

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C’est une émission qui propose aux auditeurs et aux auditrices une incursion dans la spiritualité de l’ Eglise orthodoxe

Regard sur l orthodoxie en France 2 160920

Avec Adrian Iuga  prêtre orthodoxe, appartiens au patriarcat de l’Eglise orthodoxe roumaine.

Responsable de plusieurs paroisses et missions en Pays de Loire et Bretagne.

Egalement recteur de la paroisse orthodoxe roumaine « Les Saints Apôtres Pierre et Paul » à Vertou / Nantes.

Orthodoxie en France 2 ème émission

Souvent dans mes rencontres avec les amis français il me pose cette question : Il y a d’orthodoxe en France ?

Bien sûr qu’une France il y a des orthodoxes qui sont soit des émigrés soit des français. Ceux qui sont des français orthodoxes les uns qui sont des naissance – des anciennes famille de grecque des roumains de russe et qui sont maintenant à la troisième génération ou les autres qui sont des convertis.

En France

L’Église Orthodoxe en France, s’est structurée à partir des différentes vagues d’émigration, provenant de pays majoritairement orthodoxes.

Par les premières communautés orthodoxes à Paris dans les anees1852-53 un archimandrite orthodoxe Ioasaf, va s’établir pour servir une petite chapelle orthodoxe rue Racine. Dans les annee1882 l’état roumain va acheter la cathédral Saint jean de Beauvais situé cartier latin comme lieu de culte orthodoxe. A Paris dans l’époque il y avait encore deux cathédrales orthodoxes celle des russes et de grecques.

Ce sont principalement l’émigration russe dans les années 1920, et grecque après 1922, qui ont entraîné un afflux de fidèles nécessitant la création de paroisses et de diocèses. Puis il y eu les vagues successifs de la fin du XXe siècle qui démultiplièrent les juridictions. Ces nouveaux fidèles viennent de l’ancienne Union Soviétique, de Roumanie, des pays issus de l’ancienne Yougoslavie, et du Moyen-Orient. A ces fidèles d’origine étrangère s’en ajoute un nombre croissant d’origine française, ayant découvert la foi dans l’Église orthodoxe L’origine nationale des fidèles explique qu’une bonne partie des paroisses utilisent, dans les célébrations, la langue liturgique de leurs « Églises-mères » : grec, slavon, roumain, serbe, géorgien, arabe.

Pour avoir une visibilité canonique les églises locales orthodoxe qui dépendait des diffèrent patriarcat vont fonder le Comité inter-épiscopal orthodoxe en 1967 qui devient, en 1997, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, laquelle est présidée par le métropolite à la tête de la Métropole grecque qui relève du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Seulement les évêques orthodoxes qui sont reconnu par cette structure et qui sont en communion liturgique sont des évêques authentiquement orthodoxes.

Nous trouvons aussi des église soi-disant orthodoxe mais qui ne sont pas reconnu par aucune autre église. Par exemple une telle structure s’appelle Église Orthodoxe Catholique de France.

Dans l’histoire du XXème siècle, nous avons un épisode assez douloureux pour l’histoire de l’église orthodoxe. En Avril 1967, sur la recommandation du prêtre roumain émigré, Virgile Gheorghiu (1) (l’auteur du roman « la vingt cinquième heure « ), le père archiprêtre, Eugraph Kovalevsky, devenu l’évêque Jean de Saint-Denis, se rendit à Bucarest auprès du Patriarche Justinien, pour lui soumettre la question de l’Église Orthodoxe de France qui se trouvait sans rattachement canonique depuis la naissance au ciel , le 2 Juillet1966, du Saint archevêque Jean de Shanghaî et de San Francisco, protecteur au sein de l’Église Russe Hors-frontières des fidèles occidentaux.

Le Patriarche reçut l’évêque Jean comme chef (tête) d’Église, lui remit le Saint-Chrême et attendit, en la demandant, la faveur du régime pour recevoir et bénir l’Église de France dans la protection canonique et l’obédience de l’Église de Roumanie.

Ceci se produisit en 1972, au moment où le régime desserra son étreinte et sous la présidence de Justinien, le Concile des évêques décida d’accepter et de protéger les Français Orthodoxes.

En voyage, sortant pour la première fois du pays, le patriarche Justinien se rendit à l’abbaye de Chevetogne en Belgique, l’abbaye bénédictine bi-rituelle, latin-slavon. Il y décida de sacrer un nouvel évêque pour l’Église de France, l’évêque Jean de Saint-Denis étant né au ciel le 30 janvier 1970. Après ce moment l’église orthodoxe roumaine a retiré sa bénédiction et l’église soi-disant catholique orthodoxe de France reste sans obédience canonique.

Un rayonnement théologique et intellectuel mondial

Cette émigration apporte avec elle un enrichissement culturel considérable pour la France, on le connait dans le domaine artistique, mais l’apport est aussi philosophique, avec Nicolas Berdiaev par exemple et son influence sur le personnalisme, mais également théologique avec des retombées œcuméniques. L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, fondé en 1925, au sein de l’Archevêché russe, le premier établissement d’enseignement orthodoxe en Europe occidentale, a un rayonnement à l’échelle mondiale au sein de l’orthodoxie, celui-ci s’étend même par-delà les frontières du christianisme orthodoxe. C’est ce que l’on a appelé « l’École de Paris », avec les remarquables figures, entre autres, des pères Serge Boulgakov, Nicolas Afanassiev, Georges Florovsky, Alexandre Schmemann, Jean Meyendorff, mais aussi de Paul Evdokimov et d’Olivier Clément, ou encore, en-dehors de l’Institut Saint-Serge, de Vladimir Lossky et de Léonide Ouspensky. Toutes ces personnes ont œuvré en France à une redécouverte des racines de l’orthodoxie. De nombreux ouvrages ont été publiés, notamment en français. Un héritage prestigieux qui est devenu aujourd’hui universel.

Cette dynamique a favorisé les relations œcuméniques et de nombreux échanges avec les catholiques et les protestants qui découvrent les icônes et les traditions vocales orthodoxes, polyphoniques et monodiques. C’est ainsi que Paul Evdokimov et le père Nicolas Afanassiev furent des observateurs invités au concile de Vatican II, et qu’en 1998, Olivier Clément a écrit la méditation pour le chemin de croix du vendredi saint effectué par le pape à Rome.

L’église orthodoxe est aussi présente dans les médias : pour la télévision, Orthodoxie, émission mensuelle sur France 2, existe depuis 1963, L’orthodoxie, ici et maintenant, émission mensuelle sur KTO a été lancée en 2012 ; à la radio, sur France-Culture, Orthodoxie, est diffusée depuis 1964, au rythme bimensuelle, sur Radio-Notre-Dame, Lumière de l’orthodoxie, propose son rendez-vous hebdomadaire depuis 2012, les radios locales du réseau RCF diffusent aussi des émissions orthodoxe ; sur l’Internet, depuis 2005, le site d’information sur l’actualité de l’orthodoxie en France et dans le monde, avec une mise à jour quotidienne, Orthodoxie.com, est le premier site orthodoxe francophone. (Christophe Levalois) 

Vers un doublement du nombre des lieux de culte en une génération ?

Les conséquences les plus visibles de cet essor sont l’augmentation du nombre des fidèles et de celui des lieux de culte en France. Au début des années 2000, on comptait environ 160 paroisses et lieux monastiques. Le nombre s’est accru rapidement. Selon l’Annuaire de l’Église orthodoxe publié en 2017, on recense actuellement 278 lieux de culte, monastères inclus (une vingtaine), ils étaient 238 en 2010. À ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement. Le nombre des évêques (10), ainsi que des prêtres et des diacres (330 pour les deux) a lui aussi augmenté. La juridiction ayant aujourd’hui le plus grand nombre de paroisses est la Métropole roumaine (91)

Un guide recense les 21 monastères ou skites relevant des juridictions canoniques, c’est-à-dire dont les évêques sont membres de l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France (A.E.O.F.), soit : 5 relevant de la Métropole grecque (Patriarcat de Constantinople), 1 de l’Évêché antiochien (Patriarcat d’Antioche), 3 de l’Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale (Patriarcat de Constantinople), 3 de l’Archevêché russe (Patriarcat de Moscou), 7 de la Métropole roumaine (Patriarcat de Roumanie), et 2 de l’Évêché serbe (Patriarcat de Serbie).

Cette croissance se traduit par la construction d’églises ou l’achat de chapelles ou d’églises non utilisées par les catholiques. En outre, deux nouveaux centres d’enseignement ont été fondés : le Séminaire orthodoxe russe en France, en 2009, par le Patriarcat de Moscou, le Centre Dumitru Staniloae, inauguré la même année au sein de la Métropole roumaine.

Q 1 Peux-tu nous en dire davantage sur l’Institut Saint-Serge de Paris et ce qu’il a apporté au cours des années à la fois à l’Église orthodoxe du monde entier et à l’Église catholique ?

En 1924, la communauté russe achète une ancienne église luthérienne allemande située sur une colline proche des Buttes-Chaumont

Pendant trois quarts de siècle, une colline avoisinant les Buttes Chaumont abrita une église luthérienne allemande. Construite vers 1850 par le pasteur Fr. von Bodelschwing, pour desservir les travailleurs allemands de la région parisienne. Après la première guerre mondiale, cette propriété fut mise en vente par le gouvernement français alors que se constituaient en France des communautés orthodoxes, composées de fidèles russes chassés de leur patrie par la Révolution de 1917. Le métropolite Euloge (Gueorguievsky), leur chef spirituel, était à la recherche d’une église, pouvant servir à la fois de lieu de culte et de séminaire théologique destiné à préparer les futurs prêtres de son diocèse. Grâce à un extraordinaire élan d’entraide, où des donateurs importants, comme le Dr John Mott, aidèrent à trouver les fonds nécessaires, l’acquisition de l’église et de ses dépendances put être réalisée le 18 juillet 1924, jour de la fête de saint Serge de Radonège. Inspiré par cette coïncidence providentielle, le métropolite Euloge décida de placer la nouvelle fondation sous le patronage de saint Serge.

Dès le début, le métropolite Euloge s’assura la collaboration d’une équipe de professeurs, théologiens et penseurs religieux de renom.

Parmi eux, l’archiprêtre Serge Boulgakov (+1944), auteur de nombreux ouvrages théologiques, les historiens Antoine Kartachev (+1961) et Georges Fedotov (+1948), les philosophes Boris Vycheslavtsev (+1950) et l’archiprêtre Basile Zenkovsky (+1962), l’archiprêtre Georges Florovsky (+1979), pionnier de la néopatristique orthodoxe et du mouvement œcuménique, l’archimandrite Cyprien Kern (+1960), patrologue et liturgiste, l’archiprêtre Nicolas Afanassieff, professeur de droit canonique, l’exégète néotestamentaire Mgr Cassien Bézobrazov (+1965) et Léon Zander (+1964), autre pionnier du mouvement œcuménique. Tous ces noms restent un témoignage vivant de la science théologique et de la pensée religieuse ; leurs travaux ont largement contribué à faire connaître l’Orthodoxie au monde occidental. Peu avant la 2e guerre mondiale, l’Institut Saint-Serge reçut le droit de conférer les grades de maître et de docteur en théologie. Dès ses débuts, l’Institut prit une grande part au mouvement œcuménique naissant qui aboutit à la fondation du Conseil Œcuménique des Églises, avec lequel il reste en collaboration constante dans les domaines variés de ses activités. Depuis 1953, l’Institut organise annuellement une « Semaine d’Études Liturgiques » à laquelle participent de nombreux spécialistes de la science liturgique appartenant aux diverses confessions chrétiennes. Après le Concile de Vatican II, auquel l’Institut envoya des observateurs, les professeurs de Saint-Serge ont été invités à participer à l’enseignement de l’Institut Supérieur d’Études Œcuméniques de Paris (Institut Catholique de Paris). Destiné initialement à former des prêtres orthodoxes pour les communautés russes de la diaspora, Saint-Serge est devenu une pépinière religieuse et spirituelle d’où sont sorties des centaines de prêtres, d’évêques et de théologiens, servant dans la plupart des pays où l’Orthodoxie est implantée.

Q2

Olivier Clément est bien connu en France. Comment se fait-il que lui, français, de famille d’un côté athée, de l’autre protestante, soit devenu une des figures majeures de l’orthodoxie en France ?

L’auteur y retrace un parcours haut en couleurs : l’enfance dans une famille cévenole agnostique, en partie baignée dans le socialisme français et l’anarcho-syndicalisme, la plongée dans la militance pendant la guerre, la lecture de Marx mais surtout le bouleversement né de la poésie, la rencontre de son premier grand maître, Adolphe Dupront. L’historien lui fait sentir combien la profondeur de l’existence est religieuse. Mais ce n’est pas encore assez pour convertir Olivier Clément. Il se considère encore comme un « païen méditerranéen ». Pourtant, déjà, il se rend compte que Teilhard de Chardin ou Simone Weil auront plus d’importance que Jean-Paul Sartre. Sa recherche spirituelle est large, avant de prendre un tournant décisif sous l’influence du penseur russe orthodoxe exilé en France Nicolas Berdiaev (1874-1948). En quête d’une véritable théologie du Saint-Esprit, Olivier Clément lit avec avidité les Pères byzantins. Il devient l’élève puis l’ami de Vladimir Lossky, dont il éditera par la suite les travaux.

Il est baptisé au sein de l’Église orthodoxe qui lui a « fait comprendre que le christianisme n’est pas une idéologie, mais la résurrection ». En se convertissant à l’orthodoxie par la médiation de penseurs russes, ce Languedocien ne s’exile pas pour autant. Au contraire, il se réconcilie avec son enfance : « J’étais un païen méditerranéen. Respirer, manger, marcher, dans chaque expérience s’éveille le feu. Polythéiste ? Les choses sont, tout simplement. (…) Je suis resté très païen, car l’orthodoxie n’est pas un christianisme puritain, mais un christianisme de la transfiguration. » Réconciliation avec la racine même de l’engagement socialiste de ses aïeux.

Parmi les grands thèmes d’Olivier Clément figurent notamment : l’importance primordiale de la personne dans la théologie et la vie spirituelle ; la Résurrection du Christ et l’eschatologie chrétienne posées comme réponses à l’angoisse face à la mort, au néant et aux philosophies nihilistes ; l’amour et la sexualité dans l’anthropologie chrétienne et le plan de Dieu ; la rencontre de l’Orthodoxie avec les Églises d’Occident ainsi que la rencontre du christianisme avec les traditions spirituelles de l’impersonnelle.

  1. Jean Boboc

Jean Boboc est docteur en médecine de la Faculté de médecine de Paris. Spécialiste en pharmacologie et en toxicologie, il exerce comme praticien et comme directeur de recherches en France, mais aussi aux États-Unis. Également titulaire d’un MBA dans l’administration des affaires, Boboc dirige différentes firmes pharmaceutiques essentiellement situées aux États-Unis et au Canada.

C’est cette expérience qui le conduit « à une réflexion sur les questions de bioéthique et sur les problèmes sociétaux de notre temps », qui donnera lieu à plusieurs travaux, dont l’ouvrage Le Transhumanisme décrypté (2017)3

Sous l’influence de Mircea Eliade, Boboc suit, dans sa jeunesse, des cours de théologie orthodoxe à l’Institut de Science et de Théologie des Religions (ISTR) de l’Institut catholique de Paris. De retour des États-Unis, il renoue avec la théologie et rejoint l’Institut Saint-Serge, à Paris, où il obtient une licence et un master de théologie orthodoxe, puis un doctorat, grâce à sa thèse sur les aspects eschatologiques de l’anthropologie orthodoxe Le 10 mai 2009, à l’âge de 66 ans, Jean Boboc est ordonné prêtre par Joseph, métropolite d’Europe occidentale et méridionale de l’Église orthodoxe roumaine, en l’église des Saints-Archanges de Paris (devenue cathédrale le même jour). Il devient alors stavrophore et économe de la cathédrale, avant d’en devenir l’archiprêtre.

Il devient également professeur et doyen du Centre orthodoxe d’Étude et de Recherche « Dumitru Staniloae », responsable de la direction Anthropologie, Éthique et Sciences de la vie dans le cadre du Centre et professeur de bioéthique à l’Institut Saint-Serge.

Vladimir Lossky naît le 8 juin 1903, le lundi de Pentecôte, à Göttingen, en Allemagne, où sa famille séjourne momentanément. Son père, Nicolas Lossky, est à l’époque professeur de philosophie à Saint-Pétersbourg.

Il y passe donc son enfance, étudie au gymnasium N°1 de Pétrograd et commence des études de lettres en 1920. Lossky est profondément marqué lorsque, âgé de 19 ans, il assiste au procès et à l’exécution du métropolite Benjamin de Pétrograd par les bolchéviques. Le métropolite Benjamin sera par la suite canonisé par l’Église orthodoxe russe.

Sa famille est expulsée par le gouvernement bolchévique en 1922 sur les « bateaux des philosophes».

Il étudie à la faculté des Arts de l’université de Pétrograd (1920-1922), poursuit ses études à Prague (1922-1924), où sa famille s’est installée. Il déménage à Paris en 1924 et y demeure jusqu’à sa mort en 1958. Passionné par les cours d’Étienne Gilson, il est diplômé de la Sorbonne, avec une spécialisation en philosophie médiévale. Il comprend son rôle comme étant de « témoigner, en Occident, de l’universalité de l’orthodoxie. Cette orientation le conduit à approfondir simultanément les traditions orientale et occidentale du christianisme2 »

Il est l’un des fondateurs et le premier doyen de l’Institut Saint-Denis de Paris (1945), où il enseigne la théologie dogmatique3 et l’histoire de l’Église jusqu’en 1953. En 1945 et 1946, il fait à l’École pratique des Hautes Études une série de conférences qui seront réunies par la suite dans un volume intitulé Vision de Dieu. De 1953 jusqu’à son décès en 1958, il dispense son enseignement dans le cadre des cours pastoraux organisés par le patriarcat de Moscou. Vladimir Lossky est particulièrement connu par son livre : La théologie mystique de l’Église d’Orient.

Il est en théologie l’un des principaux représentants du courant dit « néo-patristique ».

Il meurt à Paris en 1958, à 54 ans, à son domicile de l’île Saint-Louis.

Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient,

Vision de Dieu,

À l’image et à la ressemblance de Dieu,

 

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