Porte plume avec Anne Boyé (1/2)

Anne Boyé, qui fut professeure agrégée de mathématiques au lycée Grand Air de La Baule et qui demeure chercheure associée en histoire des mathématiques au Centre François Viète de l’Université de Nantes, a dirigé la partie mathématique du « Dictionnaire universel des créatrices » dont la sortie a été célébrée en novembre dernier par l’UNESCO, partenaire dans la publication.

Anne Boyé, membre de l’association Femmes et mathématiques, se dépense sans compter pour promouvoir l’accession des filles aux mathématiques, notamment par le biais de ses conférences grand public. 

Dressant, dans le dictionnaire, une galerie de femmes mathématiciennes, Anne Boyé constate qu’elles sont très rares avant la fin du 19ème siècle. L’absence d’un enseignement féminin digne de ce nom n’est pas l’une des moindres causes. N’oublions pas qu’en France, la loi Camille Sée établissant un enseignement secondaire public pour les filles ne date que de 1880. Grande avancée mais incomplète puisque le baccalauréat, porte d’accès à l’Université, leur est refusé : elles doivent se contenter du brevet supérieur. Et puis, beaucoup des femmes qui tentent néanmoins de se faire une place au soleil des mathématiques vivent dans l’ombre de leur mentor, père, frère ou mari, qui publie parfois leurs travaux en oubliant le nom de leur collaboratrice. 

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