Chronique Que Choisir: certains téléphones mobiles sont dangereux

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Les téléphones mobiles émettent des ondes, et leur puissance d’émission est très réglementée. Les services publics effectuent des contrôles de l’intensité réelle d’émission. Certains appareils ont été interdits à la vente.

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Le débit d’absorption spécifique (DAS) mesure l’intensité des radiofréquences émises par le téléphone mobile vers le correspondant, à pleine puissance. La norme maximale n’a pas varié depuis son origine, en 1998. Le DAS s’exprime en trois variantes : porté à l’oreille, dans une poche de poitrine, en main ou dans une poche de pantalon. La réglementation impose aux fabricants de mentionner la première de ces variantes (le “DAS de tête”) dans la notice technique et sur toute publicité. Sa valeur doit être inférieure à 2. Cette limite est assez sévère, parce qu’elle correspond à un usage de l’appareil à sa puissance maximale, en continu, pendant 6 minutes. En réalité, le téléphone n’émet que pendant la moitié du temps d’un appel, et 10 à 20 % pendant un transfert de données.

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) procède chaque année au contrôle d’un échantillon d’une dizaine d’appareils téléphoniques. En cas de dépassement, elle met en demeure le fabricant de corriger, par mise à jour logicielle ou rappel des appareils en magasin. Mais à défaut de réponse, elle peut retirer du marché les téléphones hors normes. L’Agence a ainsi épinglé des marques plus ou moins connues. Un appareil ALCATEL dépassait de peu (2,04), mais un NOKIA franchissait presqu’au double de la limite. Des téléphones HUAWEI, WIKO ou XIAOMI ont été pris encore en flagrant délit. L’Agence n’applique aucune marge de tolérance.

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