Chronique que choisir : l’hygiène dentaire

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Prendre soin de ses dents est essentiel, surtout avec une alimentation trop riche, qui favorise les caries chez les jeunes. Plusieurs facteurs comptent : la brosse, le temps de brossage, les accessoires nettoyants, mais pas le dentifrice.

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La plaque dentaire est une substance très chargée en bactéries, qui se fixe sur l’émail des dents, avant de durcir pour se transformer en tartre. Cette couche résultant de la mastication attaque l’émail (ce sont les caries) et la gencive (la gingivite est une inflammation mineure, elle peut s’aggraver en parodontite). Le choix de la brosse à dents est d’abord une question de technologie. La brosse électrique a séduit près d’un tiers des utilisateurs. Son efficacité supérieure contre les caries notamment est scientifiquement démontrée. Mais l’avantage à long terme n’est pas établi. Le brossage manuel reste donc une bonne option.

La brosse idéale est à poils souples (pour atteindre les interstices) et à petite tête (pour atteindre toutes les parties de la bouche). Le changement trimestriel n’est pas une règle, en revanche : c’est une suggestion du commerce, mais pas une recommandation médicale. En fait, il faut remplacer l’outil quand il ne remplit plus sa fonction : les poils dispersés, la tête élargie, ne permettent plus de nettoyer correctement la gencive et les interstices. Le brossage vigoureux et rapide n’est pas la bonne méthode. Pour préserver la gencive, et garantir une bonne efficacité, un geste doux et calme est recommandé. L’usure prématurée de la brosse est ainsi le signe d’une pratique inappropriée.

Pour les accessoires de nettoyage, la brossette est considérée par les professionnels comme plus efficace et facile d’usage, que le fil dentaire. Il en existe de plusieurs dimensions, qu’il faut soigneusement adapter à l’intervalle interdentaire. Quant au dentifrice, et au grand désespoir des industriels, son intérêt ne concerne que le confort du brossage. Mais les arguments fantaisistes de la publicité (“haleine fraîche”, “antitartre”, “renforce la gencive”) sont tout simplement invérifiables. Cette pâte a le statut d’un cosmétique, donc les fabricants ne sont pas obligés de démontrer leurs affirmations, comme pour un médicament.

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