Chronique que choisir : le recouvrement amiable, l’arnaque

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Le recouvrement amiable est une spécialité très lucrative. C’est une arnaque lorsqu’il s’agit d’une somme contestée, donc sans réelle validité. Dans ce cas, il ne faut jamais répondre, et surtout ne rien payer.

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Beaucoup de gens sont effrayés par les menaces des sociétés de recouvrement, même lorsqu’ils n’ont rien à se reprocher. C’est le cas pour les créances contestées : SFR réclame des frais de résiliation qui ne sont pas justifiés, ENGIE veut faire payer une régularisation de consommation farfelue, ou un artisan veut se faire payer un dépassement de devis sans raison valable. Il ne faut jamais payer quand la “créance” est contestable : les sociétés de recouvrement ne servent qu’à intimider, mais elles n’engagent pas de procès (recouvrement “amiable”, cela veut dire non judiciaire).

Il n’y aura donc jamais de vraie poursuite judiciaire, malgré les menaces en ce sens. Et sans jugement, un huissier ne peut opérer aucune saisie, ni sur les meubles ni sur un compte bancaire ou une voiture. Ces entreprises ne servent qu’à faire des tentatives, pour attester ensuite de leur échec, et permettre au créancier principal de récupérer la TVA déjà payée au Trésor public, avec la facture litigieuse.

Les huissiers pratiquent aussi le recouvrement industriel, et leurs courriers à en-tête font très peur. Ils n’ont pourtant pas plus de valeur que les autres, comme INTRUM JUSTICIA, EFFICO ou NEUILLY CONTENTIEUX. C’et pour les huissiers une activité accessoire, autorisée, mais de nature commerciale. Il ne s’agit pas de l’exécution d’un jugement, fonction dont ils ont le monopole. C’est bien simple : il ne faut jamais répondre à une société de recouvrement (c’est même très risqué, en fonction de ce qu’on écrit). Si vous avez une vraie dette, non discutée, payez-la au créancier principal, mais surtout pas à son fantôme !

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