Chronique que choisir : médecines douces amères

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Les propositions de soins alternatifs sont à considérer avec prudence, car le secteur des “médecines douces n’est pas réglementé. Leur succès cache de véritables tromperies, dont certaines peuvent être dangereuses pour la santé.

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Les modes de soins alternatifs non médicaux sont par exemple l’aromathérapie, la réflexologie, la naturopathie. Leur appellation courante de “médecines douces” paraît à la fois porteuse d’espoir et sans risques. Pourtant, plus de la moitié des professionnels proposant ces méthodes parallèles ou naturelles étaient en infraction, à l’issue d’une enquête de la répression des fraudes. Le plus souvent, ce sont les promesses et les titres qui sont mensongers. Ces professionnels jonglent avec des appellations connues, comme “thérapie”, “patient”, “guérison”, pour annoncer des résultats sans aucune garantie de sérieux. Seuls de vrais médecins peuvent normalement les utiliser, avec toutes les précautions requises, tandis que les marchands de médecines douces ont tendance à exagérer pour convaincre.

Il en est de même avec les pseudos titres et qualifications. Les alternatifs abusent des termes comme “certifié” ou “agréé”, sans préciser l’organisme ni le référentiel qui garantit ces adjectifs. Pour certains, la formation alléguée consiste en un séminaire de quelques heures, ou des sessions à distance. Les sites internet consacrés aux médecines parallèles sont souvent des pièges à gogos. Les prix ne sont pas clairement indiqués. L’origine comme la qualité des produits proposés ne sont pas tracées, ni vérifiables.

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