Fleur de sel : Liste rouge des arbres

Fleur de sel Société

L’hebdomadaire Fleur de sel a pour thème l’écologie intégrale. Une émission pour répondre à l’appel du Pape François à la conversion écologique. Une émission proposé par le groupe Paroles de chrétiens sur l’écologie.

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Menaces sur les arbres

On parle de la disparition des oiseaux, mais c’est la première fois que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), publie une “Liste rouge” des arbres européens. Plus de 40% des espèces d’arbres présents en Europe sont menacées d’extinction. Les sorbiers, marronniers, oliviers, frênes sont particulièrement menacés par les maladies.

58% des espèces d’arbres qui ne poussent qu’en Europe, sont menacées d’extinction.

On parle de la disparition des oiseaux, mais c’est la première fois que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), publie une “Liste rouge” des arbres européens. A cette occasion, l’organisation s’est penchée sur le sort des 454 espèces d’arbres présents sur le sol européen. Le rapport a été publié le 27 septembre dernier.

Plus de 40% des espèces d’arbres présents en Europe sont menacées d’extinction, a averti l’UICN union internationale pour la conservation de la nature.

Le danger est encore plus grand pour les espèces dites endémiques, celles qui ne poussent qu’en Europe: 58% sont menacées et 15%, soit 66 espèces, sont en danger critique.

Les maladies liées à l’introduction d’espèces envahissantes, les nuisibles, la déforestation, l’urbanisation, l’élevage et la modification des écosystèmes, liée notamment aux incendies comme on le voit en Australie, sont autant d’autres dangers qui menacent les arbres en Europe.

Quelques exemples

Les sorbiers sont particulièrement en danger, les trois quarts des 170 espèces européennes de sorbiers, des arbustes de la famille des rosacées, étant considérées comme menacées. Ils sont détruits par la déforestation, les carrières, les troupeaux.

Le très commun marronnier d’Inde (marronnier commun que l’on trouve dans de nombreuses cours d’école), est attaqué par la mineuse du marronnier, un insecte ravageur venu des Balkans qui s’est rapidement répandu sur tout le continent. Il est désormais considéré comme “vulnérable”. Il est également affecté par l’abattage, les incendies de forêts et le tourisme.

L’olivier est récemment  attaqué par une bactérie, Xyllela fastidiousa originaire d’Amerique qui diminue fortement la production d’olives en Italie d’abord et sur tout le pourtour méditerranéen.

On connaît la maladie de l’orme qui a provoqué une forte diminution de ces arbres dans les années 1970, plus récemment le frêne.

La chalarose (prononcer kalarose)du frêne est une maladie causée par un champignon microscopique qui provoque des dessèchements de branches. En France, la chalarose  du frêne est arrivée en 2008. Cette maladie fait mourir les arbres à terme, obligeant certaines forêts dans le nord de la France à fermer leur accès au public en raison des dangers liés aux chutes d’arbres. La maladie serait apparue en Pologne via le commerce de plants ornementaux de frênes importés d’Asie, utilisés notamment dans les rues des villes et chez les pépiniéristes.

Si l’on compare le taux d’espèces menacées, on constate que les arbres sont parmi les plus menacés, dépassés seulement par les mollusques d’eau douce (moules et escargots d’eau douce) dont 60% des espèces sont menacées. Viennent ensuite les poissons d’eau douce 40%), les criquets, les grenouilles…

Vous le savez, les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens dans toute leur diversité sont une source de nourriture et d’abri pour d’innombrables espèces animales telles que les oiseaux et les écureuils, et jouent un rôle économique clé. Ils contribuent à la purification de l’eau, au stockage du carbone, la production d’oxygène, la stabilisation des sols, aux paysages et à l’économie de production. Le secteur forestier emploie plus de 2,5 millions de personnes en Europe.

Alors que peut-on faire ? Refuser bien sûr l’urbanisation sur des espaces boisés, l’extension des lotissements ou des zones commerciales dans notre région. La satisfaction des besoins de logement peut se faire sur la base des surfaces actuellement construites, une partie des besoins d’agrandissement venant de l’augmentation de la surface occupée par habitant. Est-ce vraiment nécessaire ?

Limiter les échanges internationaux qui véhiculent les maladies et parasites, donc acheter local au maximum : fruits, plantes décoratives, mobilier… Nous avons tout ce dont nous avons besoin sur place !

Et renforcer les actions de sauvetage qui sont entreprises et souvent insuffisantes : actuellement l’émiettement des bois et forêt privées est une catastrophe même si la surface boisée augmente en France.

Le choix des essences de reboisement pour une production à long terme et pas à court terme, et intensification nécessaire de l’aide à la recherche de cultivars résistants aux maladies.

Source : https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/RL-4-026-En.pdf

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