Covid-19 : Citad’elles, le centre pour les femmes victimes de violences, reste ouvert

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Citad’elles a ouvert ses portes le 25 novembre dernier à Nantes. Même face au confinement, le centre pour les femmes victimes de violences reste ouvert. Une nécessité pour Aïcha Bassal, adjointe au maire de Nantes, en charge de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la vie associative.

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Ce temps inédit de confinement est une situation dangereuse pour les femmes victimes de violences conjugales. Elle « génère du stress et de l’anxiété. Le fait d’être confiné à domicile avec un éventuel agresseur peut générer de la violence », nous indique Aïcha Bassal, adjointe au maire de Nantes, en charge de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la vie associative. C’est pour cela que Johanna Rolland, maire de Nantes, a décidé de maintenir le centre Citad’elles ouvert.

« Une semaine avant le début du confinement, nous avons eu énormément d’appels de femmes qui étaient inquiètes. » Depuis le milieu de la deuxième semaine de confinement, les appels à Citad’elles augmentent. Dont « 30 % sont des femmes que l’on ne connaît pas ». Une situation inquiétante pour Aïcha Bassal.

Pour les femmes victimes de violences au sein d’un couple : « il faut d’abord appeler les forces de l’ordre […] ou aller sur le site de Citad’elles pour pouvoir communiquer. » Il est également possible de joindre le centre au 02 40 41 51 51. « Nous avons mis en place, spécialement pour cette période de confinement, un service de chat, car nous savons que les femmes ne peuvent pas parler librement lorsque leur potentiel agresseur est près d’elle. » 

Aïcha Bassal ajoute que les hébergements pour mettre à l’abri ces femmes sont également maintenus.

Pour terminer, l’adjointe au maire ajoute que « le confinement ne doit pas être un non-moyen de s’échapper de cette spirale des violences. »

 

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