Chronique que choisir: la crise des fillières de la boisson

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Le confinement a modifié profondément les comportements des consommateurs, et leurs habitudes d’achats. Chez les professionnels, c’est une perte sévère, en particulier pour les producteurs locaux de vin et de bière.

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Il existe près de 2.000 brasseries en France. Elles réalisent leur chiffre d’affaires principalement dans les débits de boissons, mais aussi les festivals et les événements sportifs. Avec la crise sanitaire, la saison a été sévèrement compromise. La fermeture des bars et restaurants jusqu’en juin, l’annulation de la quasi-totalité des compétitions sportives, et des spectacles de plein-air pour l’été 2020, ont anéanti les perspectives de ventes normalement attendues.

Les débouchés de la distribution ou des circuits courts ne permettront pas de compenser ces pertes. Ces entreprises, le plus souvent de petite dimension, sont donc menacées de disparaître pour un bon nombre d’entre elles. C’est dommage pour la diversité de l’offre, et les amateurs de bières de caractère. Pour les viticulteurs, le débouché des bars et restaurants a été tari pendant près de trois mois, et les commandes à l’exportation se sont également évanouies.

Dans la grande distribution, les ventes sont restées stables. Les ventes de champagne ont diminué de moitié, selon une tendance déjà entamée avant l’émergence du virus, et très accentuée par l’interruption des événements festifs, comme les mariages et autres cousinades. Ces ventes ne seront jamais rattrapées, puisque ce sont des achats différés, au mieux, ou définitivement annulés. Il faudra sans doute détruire d’énormes volumes de vins, pour la distillation, en alcool industriel.

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