Chronique que choisir : Comment recycler nos médicaments périmés ?

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Les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. Les restes de médicaments, inutilisés ou périmés, ne sont pas destinés à la poubelle, à la déchetterie, ou encore à l’évier. La règle absolue est le retour en pharmacie.

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Les récipients de médicaments ne sont réutilisables que s’ils sont vides. Mais les restes de sirops en fonds de bouteille ne doivent surtout pas finir à l’évier. Ces produits liquides, s’ils ne sont pas utilisables dans la famille ou s’ils sont périmés, doivent être rapportés en officine. D’ailleurs, il ne faut pas conserver certains sirops, notamment les antitussifs. La plupart ont une date de péremption courte, après ouverture (une quinzaine de jours). Les produits en tube ouverts depuis plusieurs semaines ne doivent pas davantage être conservés, en particulier les corticoïdes, trop souvent réutilisés de façon inappropriée. Il faut donc les rapporter au pharmacien. Les comprimés contre les affections courantes et banales, comme le paracétamol, l’ibuprofène, l’aspirine, peuvent être conservés pour l’automédication, jusqu’à la date de péremption.

En revanche, tous les comprimés pour un traitement contre une pathologie sévère ponctuelle, comme les antibiotiques et anxiolytiques,  ne devraient pas restés inutilisés. En principe, leur conditionnement est délivré en fonction de la prescription médicale, et le traitement doit être suivi jusqu’au bout. Il ne faut en tout cas surtout pas conserver ou réutiliser ces médicaments, même non périmés. Là encore, le retour en pharmacie s’impose.  Les déchets de soins à risques, comme les piqûres ou accessoires coupants, sont délivrés avec un emballage spécifique sécurisé (boîte à aiguilles). Après usage, il faut les remettre à la pharmacie d’origine, en principe.

 

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