Chronique que choisir : publicités pour enfants et obésité

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Les jeunes sont très exposés à la publicité pour les aliments industriels. Ce marché survend principalement des produits trop gras, salés, ou sucrés. L’une des conséquences est l’augmentation de l’obésité infantile.

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Les budgets publicitaires les plus importants en France, en 2018, ont été ceux de MAC DONALD (le menu HAPPY MEAL) et FERRERO (NUTELLA, KINDER). L’organisme Santé publique France a publié une étude recoupant des publicités télévisées avec la composition des produits alimentaires présentés aux spectateurs, auprès de 5.000 foyers en 2018. Plus de la moitié des aliments proposés dans ces annonces avaient un score nutritionnel désastreux, mesuré par le NUTRISCORE (résultat D ou E). L’agence nationale observe également que le volume de ces publicités grandit sans cesse. En 10 ans,  la part des aliments industriels néfastes pour la santé présentés dans les émissions pour les jeunes a augmenté de 10 %.  Pourtant, la majorité des études scientifiques soulignent un lien de causalité entre le marketing alimentaire et l’obésité.

A vrai dire, la France n’a pas réussi à limiter la prolifération de ces annonces dans nos écrans. L’interdiction des publicités alimentaires dans les programmes pour enfants n’a été obtenue en 2016, que pour les chaînes publiques. Cela représente bien peu, dans un marché qui s’est élargi à tous les supports. Le Royaume-Uni a pris, depuis 10 ans, des mesures beaucoup plus fermes pour interdire ou limiter ce matraquage problématique. Le gouvernement britannique a su résister aux pressions de l’industrie, comme au chantage à l’emploi des adultes contre la santé de leurs enfants.

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