Chronique que choisir : la résiliation d’office

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Être fidèle à une compagnie ou à une mutuelle d’assurance n’est pas une garantie pour le client d’être bien traité en cas de sinistre. Mais il y a pire : l’assureur peut résilier le contrat, sans motif particulier, à son échéance annuelle.

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Lorsqu’un assuré a déclaré 2 ou 3 sinistres dans l’année, même mineurs, même non responsables, le risque d’une résiliation par l’assureur en fin d’année est assez élevé. Pourtant, la résiliation d’office peut survenir aussi pour des accidents qui n’ont pas de conséquence sur le coefficient de bonus-malus, comme le bris de glace. En automobile, c’est fréquent, même pour un client sans accident jusque-là, et avec un bonus à 0,50.

Les assurés résiliés d’office doivent alors trouver une nouvelle compagnie ou mutuelle, et c’est une recherche qui sera difficile. C’est en effet comme une liste noire : les grandes compagnies écartent volontiers les nouveaux clients résiliés par le précédent assureur. Il y a trois solutions possibles :

  • D’abord, l’assuré qui se méfie d’une prochaine résiliation peut prendre l’initiative de résilier lui-même, avant l’échéance. Il ne sera pas en liste noire.
  • Ensuite, il existe aussi des sociétés spécialisées dans le sauvetage des résiliés d’office, du genre SOS-MALUS. Mais leurs tarifs sont évidemment en fonction des sinistres déclarés, donc plus élevés.
  • Enfin, le naufragé peut s’adresser au Bureau central de tarification, qui désignera un assureur. Mais celui-ci pourra fixer librement son tarif, là encore, en fonction du profil du malheureux.

La meilleure solution est donc la première : en cas de sinistres multiples dans l’année, mieux vaut prendre les devants, et changer d’assureur. C’est désormais possible à tout moment, après un an d’assurance. C’est le nouvel assureur qui s’occupe de la résiliation, sous un mois environ.

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