Chronique que choisir : Vive le vrac

Chronique Que Choisir Société

Les clients adoptent de plus en plus l’achat en vrac, ou les aliments frais dans leurs propres emballages. Cette pratique permet de réduire ses déchets.  C’est une tendance timidement encouragée par la grande distribution, qui pourrait faire mieux.

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Le secteur du commerce alimentaire en vrac a progressé de 50 % chaque année, depuis 2013. Certes, il faut relativiser, puisque cette part de marché ne représente même pas 1 % du chiffre d’affaires des ventes de produits secs. Mais la quasi-totalité des hypermarchés disposent aujourd’hui d’un rayon vrac, le plus souvent pour les légumes secs et fruits à coque.

Cette tendance traduit chez les consommateurs une volonté d’échapper à la dictature du marketing, au suremballage, à l’encombrement inutile. Désormais, ce ne sont plus seulement les clients militants du bio qui s’inscrivent dans cette démarche, qui s’élargit nettement. Des fabricants s’y mettent, au moins à titre expérimental, comme DANONE pour les yaourts, UNILEVER pour la lessive, d’autres pour les jus de fruits ou les confitures.

La loi sur l’économie circulaire a encouragé cette tendance, en décidant que tout produit de consommation courante peut être vendu en vrac, sauf empêchement justifié par des motifs avérés de santé publique. Ce texte a donné aussi le signal pour la vente de produits frais dans les contenants apportés par les clients, sous leur responsabilité pour leur propreté. Les industriels et les distributeurs restent assez timides avec la vente en vrac. C’est d’ailleurs ce qui freine bon nombre de consommateurs, quand ils expliquent que les produits qu’ils achètent ne sont pas disponibles en vrac.

 

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