Chronique que choisir : Stop aux publicités de malbouffe pour les enfants

Chronique Que Choisir Société

L’UFC-Que Choisir a mesuré le contenu des annonces publicitaires diffusées pendant les émissions destinées aux enfants. Il en ressort que la majorité de ces promotions vendent des aliments qui sont une cause majeure d’obésité infantile.

Chronique que choisir_Stop aux publicités de malbouffe_27102020

L’enquête de l’UFC-Que Choisir a porté sur près de 500 heures de visionnage, et plus de 7.000 spots télé. Les résultats sont affligeants : 90 % des publicités alimentaires destinées aux enfants vantent des produits trop gras, trop salés, ou trop sucrés. Pourtant, dans les émissions grand public, ces annonces portent sur des aliments mieux répartis sur l’échelle du NUTRISCORE. C’est donc une communication plutôt équilibrée. En revanche, dans les émissions pour enfants, les friandises et la restauration rapide sont surreprésentées. C’est comme si les industriels de l’agro-alimentaire se déchaînaient auprès de cette population, pour survendre la malbouffe. Les annonceurs omniprésents dans ces émissions sont MAC DONALD’S, HARIBO, FERRERO, BURGER KING et KELLOGS.

Le matraquage alimentaire néfaste pour la santé est particulièrement présent sur la chaîne GULLI. La réglementation qui limite ces diffusions ne concerne que la télévision publique. Il est donc urgent de réagir, car l’éducation parentale ne suffit pas pour contenir les effets de ces promotions ciblées sur les enfants. Il est clair aussi que les engagements pris par l’industrie agro-alimentaire en 2007 pour s’autoréguler en cette matière, se sont révélés illusoires.

Beaucoup d’opinions s’expriment pour réclamer un encadrement par la loi : outre les associations de consommateurs et de parents d’élèves, toutes les associations familiales se sont mobilisées dans une campagne en ce sens. Elles ont été rejointes par les recommandations de la Cour des comptes, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et Santé publique France. Ces organismes rappellent que toutes les études scientifiques confirment le lien entre le marketing alimentaire et l’obésité infantile. Elles soulignent aussi que les engagements solennels des industriels, pour éviter la loi, sont inefficaces.

Partagez cet article

  • 0%