Chronique que choisir: les publicités écologiques trompeuses

Chronique Que Choisir Société

La publicité des marques abuse de l’argument écologique, pour améliorer l’image ou vanter les produits. La sensibilisation grandissante à l’environnement dans l’opinion devient un argument de vente. Mais ces présentations sont le plus souvent trompeuses.

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Les moyens utilisés sont multiples : vertus écologique prétendues ou exagérées, logos flatteurs, suggestions de consommation responsable, de production durable. Les exemples relevés dans un rapport de l’Agence de la transition écologique (le nouveau nom de l’ADEME) font sourire :

  • Le déodorant “SANEX 0 %” veut “libérer la planète des émissions de CO2”.
  • Un yaourt à boire est présenté comme “la meilleure chose qui soit arrivée à cette planète”.
  • NATUR’MELODIA propose sérieusement des “couches écologiques”.
  • Le laboratoire LFMC prétend maquiller avec une “cellulose écologique”.

Ces procédés sont dénoncés par l’agence comme trompeurs. En effet, l’argument écologique doit être nuancé (“plus écologique”, et non pas brutalement “écologique”, qui ne veut rien dire en soi). Mais aussi les termes “responsable”, ou “durable”, doivent être expliqués ou justifiés pour servir d’argument publicitaire.

L’abus d’images suggestives est aussi critiquable, comme le circuit de flèches pour évoquer le recyclage, la forme de planète, ou le recours injustifié aux fleurs et animaux. On note encore la tendance des constructeurs d’automobiles à montrer leurs modèles en dehors des voies de circulation : la plage, le désert, ou même la forêt. Mais le pire est sur YOUTUBE. Sur ce média, la moitié des spots publicitaires évoquant l’environnement est non conforme, contre un dixième dans les autres formats. Or, la vidéo est le support publicitaire le plus consommé en France.

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