Regards sur l’Eglise Orthodoxe : Fondement biblique des icônes et histoire de l’évolution de l’arte byzantine!

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La 3 ème  émission sur les Icônes orthodoxes
Avec Adrian Iuga prêtre orthodoxe, appartiens au patriarcat de l’Eglise orthodoxe roumaine.
Responsable de plusieurs paroisses et missions en Pays de Loire et Bretagne.
Egalement recteur de la paroisse orthodoxe roumaine « Les Saints Apôtres Pierre et Paul » à Vertou / Nantes.
Si vous voulez réagir à l’émission ou poser des questions, envoyez un mail à : regards-eglise-orthodoxe@radio-fidelite.com

La 3 eme emission sur les Icones 181120

Nous avons donné quelques définitions au mot icône qui viens du mots grec et qui signifie. Pour commencer nous avons besoin de bien limiter les notions. Il faut regarder si la tradition de peintre des icons n’est pas contraire à l’enseignement de l’Ecriture Sainte. Pour cela nous allons lire le deuxième commandement du Décalogue dans le livre d’exod chapitre 20. Exode 20. 4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre.

         Nous pouvons constaté que le mot icône ne figure pas dans le texte, mais pour un approche plus scientifique nous allons lire aussi le texte en grec et on va le regarder en hébreux aussi: „Οὐ ποιήσεις σεαυτῷ εἴδωλον, οὐδὲ παντὸς ὁμοίωμα, ὅσα ἐν τῷ οὐρανῷ ἄνω καὶ ὅσα ἐν τῇ γῇ κάτω καὶ ὅσα ἐν τοῖς ὕδασιν ὑποκάτω τῆς  γῆς. Οὐ προσκυνήσεις αὐτοῖς, οὐδὲ μὴ λατρεύσεις αὐτοῖς· ἐγὼ γάρ εἰμι Κύριος ὁ Θεός σου, Θεὸς ζηλωτής, ποδιδοὺς ἁμαρτίας πατέρων ἐπὶ τέκνα, ἕως τρίτης καὶ τετάρτης γενεᾶς τοῖς μισοῦσίμε…”

En hébreux nous avons le mots – idol [pesel], qui est utilisé pour les idoles!

Il faut comprendre que signifie le mot icones  

Nous allons aussi voir comment le mot selem est utilisé et qu’elle est son interprétation –

Le Psaume 96/97 nous parle des idoles

BJ: Honte aux servants des idoles, eux qui se vantent de vanités; prosternez-vous devant lui, tous les dieux.

LS: Que tous ceux qui servent une image taillée, qui se vantent des idoles, soient honteux. Vous, tous les dieux, prosternez-vous devant luiDarby: Ils sont confus, tous ceux qui servent les images, Qui se font gloire des idoles. Tous les dieux se prosternent devant lui.

L’icône – une fenêtre vers l’Absolu.

 

Exode 20. 4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre.

„Οὐ ποιήσεις σεαυτῷ εἴδωλον, οὐδὲ παντὸς ὁμοίωμα, ὅσα ἐν τῷ οὐρανῷ ἄνω

καὶ ὅσα ἐν τῇ γῇ κάτω καὶ ὅσα ἐν τοῖς ὕδασιν ὑποκάτω τῆς γῆς. Οὐ προσκυνήσεις

αὐτοῖς, οὐδὲ μὴ λατρεύσεις αὐτοῖς· ἐγὼ γάρ εἰμι Κύριος ὁ Θεός σου, Θεὸς ζηλωτής,

 ποδιδοὺς ἁμαρτίας πατέρων ἐπὶ τέκνα, ἕως τρίτης καὶ τετάρτης γενεᾶς τοῖς μισοῦσί

με…”

– idol [pesel],

 

icoană (εἰκόνα)2, [şelem],

 

εἰκών , , gen. όνος, acc. όνα, etc.: poet. and Ion. nom. εἰκώ is implied (though not found) in gen.

 

  1. image in a mirrorE.Med.1162Pl.R.402b.
  2. personal description,PTeb.32.21 (ii B. C.), etc.
  3. metaph., living image, representation, “εἰζῶσατοῦ Διός” OGI90.3(Rosetta, ii B. C.); “τοῦ θεοῦ” 2 Ep.Cor.4.4.
  4. semblance, phantomE.HF1002; “οὐγὰρ ἐκεῖνος τέθνηκενἀλλ᾽ ἐγὼ  εἰ.αὐτοῦ” Luc.DMort.16.1imaginary formPl.R.588bimage in the mind, “εἰκοὺς πατρός” E.Tr.1178; “δοξῶν καὶ λόγων” Pl.Phlb. 39c, etc.; εἰκόνας σῆςἀρετῆς thy virtue’s counterparts, of children, Epigr.Gr.435.4; “περίβολον ἔχεινδεσμωτηρίου εἰκόνα” Pl.Cra.400c; “ἐν εἰκόνι βασιλείας” Hdn.7.9.10.

III. similitude, comparisonAr.Nu. 559Ra.906Pl.Phd.87bMen.80c,Men.536.1; “δι᾽ εἰκόνος λέγεσθαι” Pl.R.487e, cf. Arist.Rh.1407a11Lib.Ep.8.1.

  1. pattern, archetype, “ποτὶτὰν εἰκόνα [κόσμος] ἀπειργασμένος” Ti.Locr.99d

 

 

 Nous avons donné quelques définitions au mot icône qui viens du mots grec et qui signifie. Pour commencer nous avons besoin de bien limiter les notions. Il faut regarder si la tradition de peintre des icons n’est pas contraire à l’enseignement de l’Ecriture Sainte. Pour cela nous allons lire le deuxième commandement du Décalogue dans le livre exode chapitre 20. Exode 20. 4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre.

         Nous pouvons constaté que le mot icône ne figure pas dans le texte, mais pour un approche plus scientifique nous alons lire aussi le texte en grec et on va le regarder en hébreux aussi : „Οὐ ποιήσεις σεαυτῷ εἴδωλον, οὐδὲ παντὸς ὁμοίωμα, ὅσα ἐν τῷ οὐρανῷ ἄνω

καὶ ὅσα ἐν τῇ γῇ κάτω καὶ ὅσα ἐν τοῖς ὕδασιν ὑποκάτω τῆς γῆς. Οὐ προσκυνήσεις

αὐτοῖς, οὐδὲ μὴ λατρεύσεις αὐτοῖς· ἐγὼ γάρ εἰμι Κύριος ὁ Θεός σου, Θεὸς ζηλωτής, ποδιδοὺς ἁμαρτίας πατέρων ἐπὶ τέκνα, ἕως τρίτης καὶ τετάρτης γενεᾶς τοῖς μισοῦσίμε…”

En hébreux nous avons le mots – idol [pesel], qui est utilisé pour les idoles!

Ici il faut comprendre que signifie le mot icônes –

Nous allons aussi voir comment le mot selem est utilizé et  qu’elle est son interpretation –

Le Psaume 96/97 nous parle des idoles

BJ: Honte aux servants des idoles, eux qui se vantent de vanités; prosternez-vous devant lui, tous les dieux.

LS: Que tous ceux qui servent une image taillée, qui se vantent des idoles, soient honteux. Vous, tous les dieux, prosternez-vous devant lui

Darby: Ils sont confus, tous ceux qui servent les images, Qui se font gloire des idoles. Tous les dieux se prosternent devant lui.

 (Αἰσχυνθήτωσαν πάντες οἱ προσκυνοῦντες τοῖς γλυπτοῖς, οἱ ἐγκαυχώμενοι ἐν τοῖς εἰδώλοις αὐτῶν” ). Le mot γλυπτοῖς (du verbe γλύφω) signifie sculpture, gravure (dans le texte au pluriel), et le mot εἰδώλοις c’est le plurieldu mot idol. Le texte hébraique, dans la perspective du mot grecque et puis du mot roumain, présente ces termes  dans  un ordre invervs: premièrement pesel] (=idol) et puis [’elil] (entaille, gravure).  

Quand l’Ecriture parle d’une interdiction de venerrer autre chose que Dieu, elle parle des idoles et pas des icôns-images.

Mais il faut souligner aussi  l’aspect historique de la vie du people juifs qui entouré des peuples païennes, il tombe souvent dans l’adoration des dieux, des idols. Pour cela Dieu interdit toute représentation qui fait référence à Lui!

Dans l’ Ancien Testament nous avons des commandement expresse de faire des images des anges : Exod 25: 17- 22 et dans le livre de Deuteronom 4:15-19 où Dieu souligne pourquoi c’est interdit de les représenter.

C’est absolument nécessaire de voire où et dans quel contexte biblique nous parlons d’image – icône:

 Genese  1:27 Καὶ εἶπεν ὁ Θεός· ποιήσωμεν ἄνθρωπον κατ’ εἰκόνα [şelem] ἡμετέραν καὶ καθ’ ὁμοίωσιν, καὶ ἀρχέτωσαν τῶν ἰχθύων τῆς θαλάσσης καὶ τῶν πετεινῶν τοῦ οὐρανοῦ καὶ τῶν κτηνῶν καὶ πάσης τῆς γῆς καὶ πάντων τῶν ἑρπετῶν τῶν ἑρπόντων ἐπὶ γῆς γῆς.

Collosien 1:15 Ὅς ἐστιν εἰκὼν τοῦ Θεοῦ τοῦ ἀοράτου, πρωτότοκος πάσης κτίσεως.

 

II; Aspect historique – évolution de l’arte byzantine

         La caractéristique la plus marquante de cette nouvelle esthétique est qu’elle est abstraite, non naturaliste. Si l’art classique est marqué par la tentative de créer des représentations de la réalité plus fidèlement possible, l’art byzantin semble avoir renoncé à cette tentative en faveur d’une approche plus symbolique.

         Nous allons maintenant essayer de trouver le pilier du développement de l’arte bizatine, ces origins et son  état actuel.

         La tradition remonte jusqu’à saint Luke qui conformément à la tradition il a peinte une icone de la Mère de Dieu. Mais historiquement, nous devons nous approcher des catacombes de Rome d’où remonte une tradition de peindre les murs et les cimetiers souterraines. Ici, les premières chertiennes développent  leur culte sur les tombeaux des martyrs , il est évident qu’ils prennent aussi l’habitude d’orner les tombeaux des martyres avec de fresques, mais des fresques qui représentent des poissons, des épisodes de la vie des Saints, du bon Pasteur ( tous des symboles chrétiennes).

         Jusqu’au IVème siècle, l’arte chretienne reste cachée et assez peut représentative. A partir du moment ou le christianisme se développe comme une religion libre,  alors nous avons à faire avec une  sorte édifice de prière.

         Il faut souligner dans l’évolution de l’art des icons que sont progrès est bien lié au développement  de l’espace liturgique. Nous avons dès le IVème siècle de épreuves que les églises ont commencé à être paintes et même des épreuves de la parution d’un iconostase, mais dans une forme très austère.  A partir de ce moment des textes ont été rédigés; ces textes indiquent la manière dont les église doivent être peintes. Aujourd’hui même ces textes sont respectés. Par exemple dans le exonartex des scenes de l’Ancien Testament sont représentées. Dans le nartex- nefe sont dévoilés les etaptes principales de la vie du Christ! Dans l’autel nous avons la Mère de Dieu, puis la Cenne et la communion des Apôtres. La coupole a comme sommet le Patocrator  et la liturgie céleste.

         La peinture se fait pas seulement à l’intérieure de l’église, mais aussi à extérieure. Nous avons comme exemple les monastères de Roumanie pientent à l’exteriror aussi. Nous trouvons même des philosophes antiques qui parlent de Dieu dans leurs œuvres.

 

 

Les deux premiers siècles :

Sainte Irénée

Pendant les deux premiers siècles, les chrétiens, héritiers de la tradition d’Israël, n’avaient guère été favorables aux représentations de Dieu en images. Les apologistes, Justin et Aristide, y étaient hostiles parce qu’ils avaient horreur des idoles. Irénée de Lyon, Tertullien de Carthage, Clément et Origène d’Alexandrie s’y opposèrent également. La nature de Dieu, explique Clément d’Alexandrie, est d’être aperigraptos (= non circonscrite).

Les chrétiens refusèrent donc de réaliser des images ou des statues qui ne leur auraient que trop rappelé le culte des idoles, si répandu dans l’empire romain.

Le III ème siècle :

Mais le III ème siècle marqua un tournant. Les catacombes et les sarcophages se couvrirent bientôt d’images. On y trouvait, notamment, la représentation du Bon Pasteur et celle de la Vierge avec l’enfant. Désormais, les chrétiens acceptaient les images, du moment que celles-ci proposaient un enseignement catéchétique. Mais, ce type d’enseignement par les images ne faisait pas encore l’unanimité.

Les IV ème et V ème siècles :

Les IV ème et V ème siècles suivirent la même tendance que le siècle précédent avec, toutefois, une diffusion accrue des images. Mais, cette utilisation des images provoquait toujours les mêmes réticences. D’un côté, Basile de Césarée reconnaissait une valeur pédagogique et un rôle de stimulant.

 

Epiphane de Salamine voulaient la suppression de toutes les représentations du Christ, des apôtres et des prophčtes. Paulin de Nole pensait, pour sa part, que les images étaient utiles dans l’enseignement chrétien. Il connaissait même une figuration picturale de la Trinité. Mais Augustin d’Hippone marquait, quant à lui, des réserves, surtout vis-à-vis des représentations de Dieu, car c’était changer la gloire du Dieu incorruptible en une ressemblance corruptible.

Les VIème et VIIème siècles :

Le culte des images progressa considérablement aux VIème et VIIème siècles. Elles remplaçaient parfois les reliques qui permettaient de garder le contact avec un bienheureux. Les empereurs byzantins de l’époque, Tibère II et Maurice favorisèrent eux-mêmes cette vénération des images.

En se multipliant, le rôle des images se diversifia : elles protégeaient ceux qui les vénéraient et pouvaient opérer des conversions ; elles souffraient des outrages qui leur étaient infligés et étaient susceptibles d’en châtier les auteurs.

A la fin du VIIème siècle, les images étaient acceptées dans le monde chrétien jusqu’à ce que l’empereur Léon III vînt tout remettre en question.

 

  1. B) La querelle des images

Les empereurs Léon III et Constantin V :

Léon III (gauche) / Constantin V (droite)

L’empereur Léon III (717-741) avait mis fin à trente ans d’anarchie. Il fonda une dynastie qui allait rendre à Byzance sa sécurité. Mais il apporta le trouble dans la situation religieuse de l’Empire en luttant contre les images.

Pour expliquer les origines de l’iconoclasme (= action de briser les images, du grec eikon – image et klazein – briser), on a multiplié les hypothèses. L’origine de l’empereur aussi est un signe de lute contre les icons.

On peut y voir la volonté de combattre certaines pratiques superstitieuses à l’égard des images. Ainsi, la ferveur populaire a pu conduire à des excès et croire à une présence presque physique des personnages représentés. Certaines pratiques étaient assez excentriques. Des prêtres, par exemple, grattaient des icônes pour en faire tomber de la poussière dans le calice, des fidèles en choisissaient comme parrains pour leurs enfants !

De plus, le pouvoir impérial a pu prendre ombrage de ces pratiques qui privaient l’empereur de son rôle d’intermédiaire entre Dieu et les hommes, citons à cet égard la coutume qui consistait à sortir images et reliques de Marie, Mère de Dieu, patronne de Constantinople, pour conjurer le malheur, lorsque des agresseurs menaçaient la ville.

On peut y discerner aussi une influence arabe sur l’épiscopat d’Asie Mineure. En 721, le calife omeyyade, Yazid II, ordonna de détruire toutes les images aussi bien dans les demeures privées que dans les édifices du culte. Cette mesure eut peut-être des échos favorables parmi les évêques de Phrygie dont les populations faiblement hellénisées restaient sur la réserve à l’égard des représentations en figure. Contre ces évêques qui s’opposaient aux images, en s’appuyant sur le livre biblique de l’Exode, le patriarche de Constantinople, Germain maintint qu’il ne fallait pas troubler le peuple dans ses habitudes et bouleverser les coutumes des Eglises pour les remplacer par des nouveautés. Le pape Grégoire II lui apporta son appui.

Etait-ce l’influence de ces évêques de Phrygie ou celle du programme iconoclaste de Bagdad qui allait être déterminante ? Toujours est-il que Léon III, qui n’était pas hostile aux images au début de son règne, le devint vers 724-725. Il vit un effet de la colère divine dans une violente éruption sous-marine qui provoqua l’apparition d’une île nouvelle au nord-est de la Crète et, en 727, il fit détruire l’image du Christ qui se trouvait sur la porte d’airain de son palais et châtia durement l’émeute populaire qui s’ensuivit.

Pour appuyer sa politique, il déposa le patriarche Germain qui refusait de signer un édit iconoclaste et le remplaça par Anastase qui publia un document contre les images.

St Jean Damascène

 

Mais la résistance commençait à s’organiser :

– En Palestine, Jean Damascène écrivit trois Discours sur les images contre les édits de l’empereur Léon III. Il affirmait avec énergie que l’empereur n’avait ni autorité, ni compétence en cette matière :

 

Aux empereurs revient de gouverner l’Etat avec rectitude ; le gouvernement de l’Eglise revient aux pasteurs et aux docteurs. Nous t’obéissons, empereur, en ce qui touche les affaires de ce monde, mais pour les ordonnances ecclésiastiques, nous avons les pasteurs.

– En Occident, le pape Grégoire II s’opposa lui aussi à la politique impériale. Il ne se laissa ébranler ni par les promesses, ni par les menaces. Grégoire III, qui lui succéda, réunit à Rome un concile local de 93 évêques italiens (novembre 731) qui condamnèrent les iconoclastes.

La politique poursuivie par le successeur de Léon III, Constantin V Copronyme (741-775), allait aggraver les déchirements. Après des années passées à assurer la sécurité des frontières, Constantin V allait renchérir sur la politique iconoclaste de son père. En janvier 754, malgré l’opposition du pape Etienne II, il convoqua au palais de Hiéria, non loin de Chalcédoine, un concile dont il voulait obtenir la condamnation des images (voir plus bas le concile de Hiéria). La caution des évêques (mais sans le soutien du pape, qui n’envoya pas de représentants), pensait-il, ne pourrait qu’impressionner le peuple.

Sur le plan théologique, on peut dire que deux conceptions s’affrontaient. Selon la première, les images étaient nécessairement hérétiques puisque, de nature matérielle, elles séparaient ou confondaient les deux natures humaine et divine du Sauveur (voir le développement ŕ ce sujet plus bas – le concile de Hiéria). Inutile de dire que cette position théologique était celle défendue par les iconoclastes. L’autre conception, dont saint Jean Damascène fut le grand théologien, affirmait au contraire que les icônes étaient des signes visibles de la sanctification de la matière rendue possible par l’Incarnation du Christ.

La renaissance macédonienne (867-1056)[]

Article détaillé : art de la dynastie macédonienne.

Sous les Macédoniens a lieu une véritable renaissance artistique, qui cherche ses références dans l’art de la Grèce antique. L’architecture religieuse se développe, avec l’invention du plan en croix grecque inscrite et le développement du monachisme. Les arts somptuaires prennent un essor considérable, visible à travers notamment une production éphémère de pièces en ivoire.

Le maniérisme comnène (1058-1185)[modifier | modifier le code]

 

Christ et archanges (xiie siècle Église de la Martorana à Palerme)

Article détaillé : art de la dynastie comnène.

Sous la dynastie Comnène a lieu une seconde renaissance artistique, dans la lignée de celle des Macédoniens. L’architecture se développe, tendant à libérer l’espace intérieur et à en augmenter les dimensions, tandis que sentiments et expressions sont exacerbés dans les peintures, les mosaïques et l’orfèvrerie.

L’intermède latin (1204-1261)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art lors de l’intermède latin.

La prise de Constantinople par les Croisés en 1204 mène au sac de la ville et à la mise en place d’une éphémère lignée occidentale. L’art est complètement paralysé dans la capitale, où les destructions et les pillages se multiplient, mais quelques objets sont produits, notamment dans les parties reculées de l’empire (Grèce)… Des influences occidentales se remarquent, comme des blasons ou des représentations de saints chevaliers dans les icônes, et c’est à partir de cette période qu’arrivent en Europe occidentale des éléments byzantins, qui influeront par exemple sur la pré-Renaissance italienne particulièrement dans ce qu’on nomme la peinture byzantine.

La dynastie Paléologue (1261-1453)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art de la dynastie Paléologue.

La dynastie Paléologue, qui reprend le pouvoir après avoir chassé les Croisés, donne lieu à une troisième renaissance artistique. Cependant, le recul territorial de l’empire byzantin et les problèmes politiques empêchent l’art de s’épanouir autant que sous les Macédoniens et les Comnène. La prise de Constantinople par le sultan Ottoman Mehmet II met fin à l’empire byzantin, mais ses influences artistiques se retrouvent dans l’art ottoman et en Russie.

  1. C) Un contexte favorable à la tenue d’un concile oecuménique
 

Bien que la politique impériale restât inchangée avec Léon IV (775-780) un régime de détente s’instaura néanmoins. Léon IV avait épousé, en 769, une Athénienne, Irène, Grecque ambitieuse, amie des moines et favorable aux images. Elle attendait son heure. Investie de la régence en 780, car son fils Contantin VI (né en 771- mort en 800) n’avait alors que dix ans, elle ne brusqua rien, sachant que bien des fonctionnaires étaient attachés à l’oeuvre iconoclaste et que beaucoup d’évéques restaient favorables aux décisions du concile de Hiéria. Elle proposa donc des mesures d’apaisement. Les iconoclastes cessèrent alors leurs persécutions.

Ensuite, après la démission du patriarche de Constantinople Paul IV (784), elle fit élire à ce patriarcat son propre secrétaire Taraise, un laďc, théologien, qui subordonna son acceptation à la convocation d’un concile qui referait l’unité.

Le pape Hadrien 1er approuva cette initiative et accepta la proposition de l’impératrice Irène de tenir un concile pour régler la question des images.

LES DECISIONS IMPORTANTES DU CONCILE :

Le concile de Nicée annule les dispositions du concile de Hiéria qui ne pouvait être oecuménique, malgré ses prétentions, puisque ni le pape, ni les patriarches de l’Orient n’y avaient pas été représentés.

Les Pères de Nicée condamnent l’iconoclasme et affirment que l’image n’est pas le modèle, mais qu’elle renvoie au modèle. Ainsi, tout comme les apôtres qui ont pu voir le Christ dans son humanité transfigurée, l’icône permet de discerner, à travers le personnage ou la scène qui sont représentés, la trace de l’invisible.

De plus, quand les chrétiens peignent le Christ sous forme humaine, ils figurent un seul Emmanuel, le Verbe fait chair, ils ne divisent pas pour autant son unité. Au contraire, celui qui représente le Christ en forme humaine, confesse que le Verbe s’est réellement incarné et pas seulement en apparence.

Les Pères de Nicée demandent donc la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin.

Le concile distingue également le culte d’adoration, ou de lâtrie, réservé à Dieu seul, et le culte de vénération, ou d’honneur, admis pour les images, c’est-à-dire pour les représentations des saints. Entendu ainsi, le culte des images n’est pas de l’idolâtrie.

Nicée II lance aussi des anathèmes contre le “frénétique concile” de Hiéria, contre les patriarches Anastase, Constantin et Nicétas et contre ceux qui persistent dans l’hérésie iconoclaste.

Signalons que les décisions du concile furent approuvées par le pape.

Le rétablissement solennel des images fut célébré, le 11 mars 843, par une imposante procession et une cérémonie solennelle à Sainte-Sophie. Ces cérémonies marquaient par là même la restauration de la paix religieuse.
A la fin du IXe siècle, l’art figuratif redevint normal. Les mosaďques qui nous sont parvenues couvrent toute la période qui va de la fin du règne des iconoclastes jusqu’à la conquète de Constantinople par les croisés en 1204. Les artistes s’inspirèrent des oeuvres qui avaient échappé aux briseurs d’icônes et qui avaient été authentifiées par l’enseignement de l’Eglise. Désormais, l’art byzantin des images, porté par une popularité croissante, fut conçu selon des principes théologiques stricts ; il entra dans une phase d’épanouissement que devait durer trois siècles.
Aujourd’hui encore, le style de ces icônes fait autorité et constitue un véritable art sacré.

En Occident, Charlemagne avait reçu du pape Hadrien les décisions du concile de Nicée. Le roi franc marqua des réserves et commença à se considérer comme un arbitre dans le débat sur les images. Ses théologiens se mirent à critiquer Nicée II dans le Capitulaire sur les images (Livres carolins). L’auteur de cet ouvrage multiplia les réserves contre l’oeuvre du concile.

Sur le fond de la question, les théologiens de Charles combattaient en fait un adversaire imaginaire car ils laissaient entendre que le concile permettait l’adoration des images, sans réaliser que le mot même, chez les Grecs, comportait plusieurs significations (cf. LES DECISIONS IMPORTANTES DU CONCILE, le culte d’adoration et de vénération). Ce malentendu venait en fait d’une mauvaise traduction latine des actes du concile, rédigés en grec, un malentendu qui aboutit tout de même à la convocation d’un concile à Francfort en 794. Durant ce concile, où étaient présents des légats du pape, Nicée II suscita de vives réactions. Seuls les efforts du pape Hadrien pour expliquer le sens des expressions grecques permirent un apaisement, mais ce n’est que lentement que la querelle se dissipa.

 

Enfin, on ne peut pas omettre de mentionner la détérioration des rapports entre Byzance et la papauté, et ce, en dépit de l’attachement des pontifes romains à la défense des images. Cette défense des images ne suffit effectivement pas à compenser ce que Byzance regarda comme son plus grave échec en Occident, un véritable crime de lèse-majesté. Jugez-en plutôt : le 25 décembre 800, sous le règne d’Irène à Byzance, Charlemagne fut couronné “empereur Auguste”, par le pape Léon III. Ce fut une véritable usurpation aux yeux des Byzantins et un élément capital dans le processus de séparation entre l’Occident et l’Orient, car la papauté montrait ainsi qu’elle avait choisi l’Occident.

Les décisions du 7ème concile oecumenice fait une distiction très nete entre l’adoration qui convienne seulement à Dieu et à l’honneur que nous  donnons aux icônes. En même temps il faut préciser que le même mot « prosternation » (προσκύνησις)  a deux sens : un qui signifie le geste de  révérence  (comme respect et honneur)et un autre sens qui fait référence à l’adoration et à la gloire unique de Dieu. Donc, même quand on utilise l’expression “ prosternation devant une icône” on prend en compte l’honneur de l’icîne et non pas l’adoration. La sanctification de la matière signifie également que tout ce qui concerne nos corps est sanctifié, à commencer par la sexualité (si vous voulez plus de renseignements sur la dignité du corps, voir le concile Constantinople II, l’origénisme, chapitre la croyance à la préexistence de l’âme, qui tombe par châtiment dans le corps, dernier paragraphe). De plus, nos corps deviennent de véritables instruments, ou mieux encore, de vraies icônes charnelles de la présence et de l’action divine ici-bas, notamment par l’exercice de la charité à travers nos jambes et nos bras, à l’instar de Jésus durant son ministère terrestre.

  • A contrario, le péché peut atteindre le corps. La morale n’est donc pas optionnelle. De même, ce qui dégrade le corps, tels que la consommation exagérée d’alcool, le tabac, etc… peut être considéré comme péché (cf. 1 Corinthiens 3, 16-17, oů notre corps est appelé temple de l’Esprit Saint). Par conséquent, notre devoir est de prendre soin de notre corps, au moins en ne lui nuisant pas, que ce soit par une mauvaise hygiène de vie ou par l’immoralité.

En dernier lieu, et c’est le plus important, l’Incarnation, qui a rendu possible le fait de voir, de toucher et donc de représenter le Christ, est le signe tangible de l’amour de Dieu qui s’est fait proche de nous en Jésus Christ

 

Que est ce que c’est une icône ?

Le contenu liturgique de l’image sacré fut perdu en Occident au XIIIe siècle et dans le monde orthodoxe, suivant les pays, auxXVe, XVIe et XVIIe siècles. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les connaisseurs, les savants, les esthètes découvrirent l’icône. Ce qui semblait auparavant une tache sombre, engoncée d’un riche revêtement d’or, apparut soudain en sa miraculeuse beauté. Nos ancêtres iconographes se révélèrent non seulement des peintres de génie, mais des maîtres de la vie spirituelle, ayant su donner des formes à la parole du Seigneur : Mon Royaume n’est pas de ce monde (Jn).

Or, l’incompréhension du contenu de cet art n’est pas due à notre supériorité, ni à une perte de sa force vitale ou de son importance, mais à notre décadence spirituelle profonde. Sans parler des personnes qui sont complètement en dehors de l’Église, nous sommes en présence, même chez les croyants, d’un péché essentiel de notre époque : la sécularisation de notre esprit, la déformation complète de l’idée même de l’Église et de la Liturgie.

Pour saisir la signification et le contenu de l’art sacré, en particulier l’icône, commençons par étudier brièvement le tout dont elle n’est qu’une partie, l’église et sa signification symbolique d’une part, l’attitude de l’Église orthodoxe vis-à-vis de l’art d’autre part.

Le principe orthodoxe de la construction des églises est basé sur la tradition léguée par les Pères. Or, la tradition n’est pas un principe conservateur ; elle est la vie même de l’Église dans l’Esprit Saint. C’est la révélation divine qui continue de vivre. À l’expérience de celui qui la reçue et transmise, s’ajoute l’expérience de celui qui la vivra après lui. Ainsi, l’unité de la vérité révélée cohabite avec la pluralité des compréhensions personnelles.

Dans son second Traité pour la défense des saintes icônes, saint Jean Damascène dit : ” La Loi et tout ce qui fut institué par la Loi (l’Ancien Testament) était une certaine préfiguration de l’image à venir, c’est-à-dire de notre culte actuel. Et le culte que nous rendons actuellement est une image des biens à venir. Quant aux objets eux-mêmes, ils sont la Jérusalem céleste, immatérielle, et qui n’est pas faite par la main de l’homme, suivant la parole de l’Apôtre : Nous n’avons point d’ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir (He 13,14), c’est-à-dire la Jérusalem céleste, dont Dieu est l’architecte et le constructeur (He 11,10). Une église, avec tout ce qu’elle contient, est donc l’iamge des ” biens à venir ” de la Jérusalem céleste.

Selon les Pères liturgistes, et en particulier saint Germain de Constantinople, grand confesseur de l’Orthodoxie de la période iconoclaste, ” l’église est le ciel sur terre, où habite et se meut Dieu qui est plus haut que le ciel “. ” Elle a été préfigurée dans les personnes des patriarches, annoncée dans celle des prophètes, fondée dans celle des Apôtres, ornée dans celle des évêques, sanctifiée dans celle des martyrs… ” ” Elle est l’image de l’Église divine et représente ce qui est sur la terre, ce qui est au ciel et ce qui dépasse le ciel ” (saint Syméon de Salonique). Il précise : ” Le narthex correspond à la terre, la nef au ciel et le saint sanctuaire à ce qui est plus haut que le ciel. “

Ainsi, pour les Pères, l’église est le ciel nouveau et la nouvelle terre, le monde transfiguré, la paix à venir, où toutes les créatures se rassembleront dans l’ordre hiérarchique autour de leur Créateur.

C’est sur cette image que se basent la construction et la décoration des églises. Ce sont là des symboles dogmatiques qui se bornent à fixer les principes généraux et essentiels. Les Pères ne prescrivent aucun style d’architecture, n’indiquent point comment orner l’édifice, ni de quelle façon il faut peindre les icônes. Tout ceci découle de l’idée générale de l’Église et suit une règle d’art analogue à la règle liturgique. Autrement dit, nous avons une formule générale très nette et très clair qui dirige nos efforts, en laissant une liberté complète à l’action du Saint-Esprit en nous.

C’est donc l’image du monde transfiguré qui est à la base du principe définissant l’aspect de l’église, la forme des objets et leur place, le caractère des chants liturgiques, et règle l’ordonnance des sujets de la décoration, ainsi que l’aspect extérieur de l’image.

La tradition dans l’art liturgique, comme dans l’Église elle-même, se base sur deux réalités : un fait historique d’une part, et la révélation dépassant les limites du temps d’autre part. C’est ainsi que l’image d’une fête ou d’un saint reproduit le plus fidèlement possible la réalité historique et nous ramène à son prototype, sans quoi elle n’est pas une icône. De là, le pouvoir des images d’opérer des miracles, car ” les saints, au cours de leur vie, étaient remplis du Saint-Esprit. Après leur mort également, la grâce du Saint-Esprit demeure perpétuellement dans leurs âmes, dans leurs corps ensevelis, dans leur aspect et dans leurs saintes images ” (saint Jean damascène). Au cas où une ressemblance physique absolue ne saurait être atteinte, la réalité historique est exprimée par des symboles parfaitement adéquats. C’est pourquoi l’Église orthodoxe n’admet pas les images peints d’après un modèle vivant ou d’après l’imagination de l’artiste. Une telle image n’exprime, à part son mensonge inévitable, que le fait que saint Pierre par exemple était un homme et la Sainte Vierge une femme. Les conciles prescrivent de peindre comme peignaient les anciens iconographes. Il existe, à cet effet, des recueils fixant les traits iconographiques de chaque saint. Mais si l’icône dépasse les limites du temps, elle ne rompt pas ses relations avec le monde, ne s’enferme pas en elle-même. Les saints sont toujours représentés de face ou de trois quarts vers le spectateur. Ils ne sont presque jamais vus de profil, même dans les compositions compliquées, où leur mouvement est dirigé vers le centre de la composition. Le profil, en effet, interrompt en quelque sorte la communion, il est comme un début d’absence. On le tolère dans la représentation de personnages qui n’ont pas acquis la sainteté, comme par exemple les bergers ou les mages dans l’icône de la Nativité de notre Seigneur. Si au temps de l’iconoclasme des VIIIe et IXe siècles, dans la lutte pour l’existence même de l’image, c’est le dogme de l’Incarnation de Dieu qui était défendu, ” Dieu est devenu homme “, aujourd’hui, c’est l’aboutissement de l’Incarnation : ” Pour que l’homme devienne Dieu “, qui est en jeu. L’iconoclasme de nos jours, inconscient sans doute, n’est pas tant une négation de l’image que sa défiguration, voire sa corruption, une incompréhension de sa portée dogmatique et éducatrice. La plupart du temps, l’image est considérée comme chose secondaire ; la parole seule est jugée suffisante. On oublie que notre Seigneur n’est pas seulement le Verbe du Père, mais aussi l’Image du Père et que, depuis le temps les plus reculés, la mission de l’Église dans le monde était exercée par l’iamge comme par la parole.

Loin d’être pour nous un objet de délectation esthétique ou de curiosité scientifique, l’icône a un sens théologique très net : de même que l’art profane représente la réalité du monde sensible et émotionnel, tel qu’il est vu personnellement par l’artiste, elle représente la réalité du Royaume qui n’est pas de ce monde, telle que nous l’enseigne l’Église. Autrement dit, elle représente, à l’aide de symboles, ce même monde sensible et émotionnel, délivré du péché, transfiguré et déifié.

Toute image du Christ contient et montre ce qui est verbalement exprimé par le dogme de Chalcédoine : c’est l’image de la deuxième Personne de la Sainte Trinité qui unit en elle sans séparation et sans confusion les deux natures, divine et humaine. Cela est témoigné dans l’icône par l’inscription de deux noms, celui du Dieu de la révélation vétérotestamentaire : O ÔN (Celui qui est) et celui de l’Homme : Jésus (Sauveur) Christ (Oint). « Dans l’image de Jésus-Christ venu dans la chair nous n’avons pas quelque parcelle de la révélation, ni un de ses aspects parmi d’autres, mais toute la révélation dans son ensemble. C’est dans cette image justement qu’il nous est donné de voir tout à la fois : la manifestation absolue de la Divinité et la manifestation absolue du monde devenu un avec la Divinité. C’est pour cela que l’apôtre nous prescrit d’éprouver tout le reste par cette image du Christ venu dans la chair » (7  E. Troubetskoï, Le sens de la vie, Berlin, 1922, p. 228 (en russe)

 

Les icônes de la Mère de Dieu

Selon ces traditions, saint Luc a peint à trois reprises la Vierge, ouvrant la voie aux icônes peintes. C’est à l’une de ces icônes, acquise en Palestine par la femme de Théodose II et rapportée à Constantinople, que remonterait le type, très populaire, de la « Vierge Hodigitria », Vierge qui indique la Voie (le Christ enfant sur le bras gauche, la main droite ramenée devant le buste, désignant le Christ).

Plusieurs icônes sont traditionnellement attribuées à saint Luc. Entre autres, les icônes russes de la Vierge de Vladimir, de Jérusalem, de Tikhvine, de Smolensk, ainsi qu’en Pologne, la Vierge noire de Częstochowa. Les icônes russes de la Vierge correspondent à des compositions iconographiques différentes.

Les icônes du Christ

Deux traditions évoquent la première icône du Christ :

  • Le Mandylion d’Édesse ou Sainte Face est une représentation acheiropoïète (« non faite de main d’homme ») du visage du Christ. Ne pouvant pas se déplacer jusqu’au roi d’Édesse en Syrie, Abgar V, Jésus lui aurait fait parvenir l’empreinte de son visage sur un linge. Le souverain se trouva ainsi guéri de la lèpre. L’image est ensuite transférée d’Édesse à Constantinople en 944 puis disparaît lors du sac de Constantinople par les croisés en 1204.)

Le Voile de sainte Véronique est le pendant occidental de cette histoire : sainte Véronique essuie le visage de Jésus de Nazareth à la sixième station du Chemin de croix. Sur le linge reste marquée la face du Christ. Le nom même de Véronique est une déformation du prénom Bérénice. De cette manière, le prénom Véronique semble signifier par un assemblage latino-grec (vera eikona) la « vraie icône».

 

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