Chronique que choisir: préférer la pêche durable

Chronique Que Choisir Société

Sur l’étal de poissonnerie, plusieurs espèces proviennent de méthodes de pêche qui ne préservent pas la ressource. Les consommateurs peuvent choisir des poissons moins menacés de disparition par une pêche irresponsable.

Chronique que choisir_Pêche durable_08122020

L’état de la ressource en poissons marins sauvages se dégrade, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Mais ce constat est à nuancer, car la menace varie selon l’espèce, la zone et la saison de pêche (pendant la reproduction par exemple). Dans l’Union européenne, les États doivent composer entre l’impératif de préservation et la pression des professionnels de la pêche. Chacun voudrait garder sa propre réserve côtière, alors que l’esprit européen est au partage et à la libre entreprise.

La méthode de pêche est aussi un sujet polémique. Les industriels utilisent massivement le chalut et la drague. Ces engins dégradent la ressource, en raclant les fonds marins sans discernement. Ils dévastent les habitats marins, et gâchent beaucoup de prises indésirables. Le consommateur peut jouer un rôle sur ce marché, en tenant compte de quelques critères simples :

  • Préférer les indications de méthodes artisanales, comme la ligne ou le filet, plutôt que le chalut.
  • Privilégier le poisson frais entier, donc de proximité, plutôt que les filets, qui sont souvent importés (colin, cabillaud, thon).
  • Choisir des espèces moins menacées, comme la sardine, le maquereau, lieu noir, dorade grise et merlu.
  • Éviter les poissons de grands fonds, dont les stocks sont fragiles, comme le sabre, le grenadier, le hoki.

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