Fleur de sel : Laudato si 63-64 : La lumière qu’offre la foi

Fleur de sel Société
Nous poursuivons notre lecture commentée de l’encyclique du pape François,  Laudato Si, et nous commençons maintenant le deuxième chapitre, L’évangile de la création

LS 63 64 La lumière qu offre la foi 221220 Fleur de sel

Face aux défis à relever, à la complexité de la crise écologique et de ses multiples causes. François fait appel, aux lumières que nous offre la foi.

Ecoutons d’abord le n°63

  1. Si nous prenons en compte la complexité de la crise écologique et ses multiples causes, nous devrons reconnaître que les solutions ne peuvent pas venir d’une manière unique d’interpréter et de transformer la réalité. Il est nécessaire d’avoir aussi recours aux diverses richesses culturelles des peuples, à l’art et à la poésie, à la vie intérieure et à la spiritualité. Si nous cherchons vraiment à construire une écologie qui nous permette de restaurer tout ce que nous avons détruit, alors aucune branche des sciences et aucune forme de sagesse ne peut être laissée de côté, la sagesse religieuse non plus, avec son langage propre. De plus, l’Église catholique est ouverte au dialogue avec la pensée philosophique, et cela lui permet de produire diverses synthèses entre foi et raison. En ce qui concerne les questions sociales, cela peut se constater dans le développement de la doctrine sociale de l’Église, qui est appelée à s’enrichir toujours davantage à partir des nouveaux défis.

 

Après avoir examiné dans un premier chapitre « ce qui se passe dans notre maison », l’encyclique se met à l’écoute de la tradition chrétienne enracinée dans la lecture de la Bible.

Cette dualité d’approches, « dans notre maison » et dans la Bible, notamment à partir de la Genèse,  est placée à l’enseigne d’un dialogue entre ce qui relève de la science et ce qui relève de la religion (LS 62). Ce dialogue ne peut être que fructueux, s’il est éclairé par la lumière de notre foi.

Le traitement de la question écologique suppose en effet une pluralité d’approches, de regards sur le monde ; ces regards différents sont capables de s’enrichir  mutuellement.

La liberté créatrice de l’homme et sa liberté d’action nous est donnée par Dieu : l’homme, à l’image de Dieu qui l’a créé est libre de tout déterminisme, Il n’est soumis à aucun pouvoir physique et a une volonté indépendante, son libre arbitre.

Le regard scientifique tend à voir le monde physique comme résultant d’une combinaison de hasard et de nécessité … La théologie de la création introduit la liberté. La personne humaine bénéficie d’une liberté d’action, et donc  de transformation du monde.

François veut aussi réfuter, dans son encyclique,  la critique de Lynn White pour qui le christianisme est la plus anthropocentrique des religions, et donc en dominant la nature, l’homme, au lieu de continuer la création, la détruirait en l’exploitant.

Il nous présente l’intérêt de nous ouvrir aussi sur le monde et d’avoir aussi recours aux diverses richesses culturelles des peuples, à ‘art et à la poésie, à la vie intérieure et à la spiritualité.

 Ecoutons maintenant le N°64

  1. Par ailleurs, même si cette Encyclique s’ouvre au dialogue avec tous pour chercher ensemble des chemins de libération, je veux montrer dès le départ comment les convictions de la foi offrent aux chrétiens, et aussi à d’autres croyants, de grandes motivations pour la protection de la nature et des frères et sœurs les plus fragiles. Si le seul fait d’être humain pousse les personnes à prendre soin de l’environnement dont elles font partie, « les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi ».[36] Donc, c’est un bien pour l’humanité et pour le monde que nous, les croyants, nous reconnaissions mieux les engagements écologiques qui jaillissent de nos convictions.

Les devoirs des chrétiens envers la Nature, la Création et le Créateur font partie de leur foi.

Nous pouvons donc, à partir des paragraphes 62 à 64 de LS, méditer et trouver quelle est et sera notre  place dans ce monde à venir, et, comment agir pour l’écologie, dans le cadre de la doctrine sociale de l’Eglise : il nous demande de mieux connaitre et reconnaitre les engagements écologiques issues de nos convictions de croyant.

 Comme chrétien, nous pouvons nous demander quel sera notre chemin pour aller vers ce monde à reconstruire à continuer de créer dans la suite du Créateur qui nous l’a confié.

Dans ce monde de plus en plus individualisé, financiarisé, connecté par le numérique, l’écoute des autres, le  dialogue semble disparaitre, toute prise de position étant systématiquement critiquée.

 Quels dialogues et quelles relations mettre en place pour développer la Création pour le Bien Commun, en lien avec ceux qui dans tous les domaines, scientifiques, artistique, spirituels ne pensent pas comme nous.

Et toujours, dans le cadre de la Doctrine Sociale de l’Eglise, en priorité avec et pour les plus pauvres et pour ceux qui sont dans les périphéries.

C’est probablement dans l’éclairage particulier que nous donne la foi que nous pouvons rechercher une cohérence dans la réflexion et l’action et choisir  d’être acteur, pleinement et librement, pour promouvoir une écologie intégrale

Dans la prochaine émission, nous verrons comment François entreprend une relecture originale des récits bibliques, en commençant par les récits de la Création dans la Genèse.

A la semaine prochaine, chers auditeurs de Fleur de Sel.

 

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