Chronique que choisir : vol annulé, comment se faire rembourser ?

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L’épidémie a provoqué de nombreuses annulations de vols par les compagnies, et de séjours par les agences. Le remboursement est alors légalement exigible. Mais de nombreuses compagnies aériennes ne respectent pas la loi.

Chronique que choisir_Voyage annulé, remboursement exigible_14012021

L’épidémie aura causé bien des galères aux Français. La mésaventure touristique en est une, et pas la moindre. Selon la loi, lorsque le professionnel annule sa prestation, même pour cas de force majeure, il doit rembourser toute somme versée d’avance. Les agences de voyages ont eu le droit de remplacer ce versement par un avoir, valable 18 mois et remboursable ensuite, à défaut d’utilisation par le client. Mais cette exception ne s’applique plus aux annulations postérieures au 15 septembre 2020 : le remboursement redevient la règle, pour les séjours tout compris.

Pour les achats de vols secs auprès des compagnies ou des plateformes de réservation (OPODO et autres LASMINUTE), si le transporteur annule ou reporte le trajet, le client peut exiger le remboursement, selon le Règlement européen. Les transporteurs aériens cherchent à préserver leur trésorerie en imposant un avoir, ou en remboursant l’intermédiaire, qui conserve sa commission. Il y a de bons élèves, comme EASY-JET, CORSAIR ou TRANSAVIA. Beaucoup d’autres résistent jusqu’au procès, perdu d’avance, comme AIR PORTUGAL ou VUELING.

Il faut savoir qu’il n’y a pas de remboursement si c’est le client qui annule, quel que soit son motif. Seule l’assurance annulation indemnise certains cas, comme le décès ou la maladie, mais pas l’épidémie. La SNCF, au moins, a été exemplaire sur ce point. Pendant toute la durée de la crise, elle a garanti et effectué le remboursement immédiat, en cas d’annulation par le client, quel que soit le motif.

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