Chronique que choisir : Distinguer les faux gels hydro-alcooliques des vrais

Chronique Que Choisir Société

Le prix du gel hydroalcoolique est réglementé pour motif de santé publique. Ses propriétés contre le virus dépendent du respect de sa formule de composition. Il ne faut donc pas le confondre avec d’autres gels, qui nettoient sans désinfecter.

Chronique que choisir_Faux gels hydroalcooliques_15012021

La Direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes (DGCCRF) a procédé à des contrôles sur les ventes de gel hydroalcoolique. Elle a constaté que certains fabricants ne respectent pas la formule scientifique et réglementaire. La teneur en alcool est insuffisante dans 15 % des produits analysés, ce qui les rend inopérants contre le virus. Mais cette proportion de fraudes est beaucoup moins élevée dans les circuits de grande distribution et les pharmacies. Les défauts ont été relevés principalement chez des petits producteurs, ou dans des lieux de vente inhabituels pour ce type de produit.

Le danger pour les consommateurs viendrait plutôt des faux gels virucides. Ainsi, on trouve chez SEPHORA ou DECATHLON des flacons de gel “nettoyant”, ou “désinfectant”, qui n’a rien à voir avec le gel hydroalcoolique. Ces produits ne garantissent pas l’élimination du virus, et leur prix n’est pas encadré. Pour ne pas se tromper, il faut vérifier l’appellation “hydroalcoolique”. Mais même avec l’encadrement, le prix augmente avec les petites quantités. Plus le flacon de gel hydroalcoolique est petit, plus c’est cher au litre (du simple au double, entre des contenants de 300 à 50 ml). Le mieux est d’opter pour un volume unitaire d’au moins 300 ml.

Partagez cet article

  • 0%