Chronique que choisir : vols annulés non remboursables

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Les compagnies aériennes sont sévèrement touchées par la crise sanitaire, avec une activité réduite de plus de moitié dans le tourisme. C’est l’une des raisons pour lesquelles ces transporteurs imposent souvent au voyageur un avoir, au lieu du remboursement en cas d’annulations de leurs vols. La loi les y oblige pourtant.

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Le Règlement européen de 2004 impose au transporteur qui annule un vol de proposer au client soit un autre trajet sans supplément, soit un avoir, soit le remboursement. Mais le voyageur a le choix, c’est lui qui décide entre ces trois options. Ceci est vrai pour l’acheteur de vols secs, auprès de la compagnie ou d’un intermédiaire du voyage. Pour les trajets aériens compris dans un forfait touristique, en revanche, l’agence qui a vendu le séjour pouvait imposer l’avoir, selon une ordonnance du gouvernement du 25 mars 2020, et seulement jusqu’au 15 septembre dernier. Mais une grande majorité de compagnies ignorent la règle européenne, et ne proposent qu’un avoir, valable un an. Certains transporteurs ont fini par rembourser leurs clients, à partir du mois de juin. Mais beaucoup résistent encore, dont AIR PORTUGAL, RYANAIR, EASYJET, VOLOTEA, TUNISAIR ou AIR ALGERIE.

Ceux qui remboursent le font très tard. Ce délai s’explique par le volume considérable de réclamations. Ainsi, AIR FRANCE a traité 3 millions de demandes entre mars et juillet 2020. Si la somme est importante, mais inférieure à 10.000 €, un recours simple et peu coûteux est possible. Après mise en demeure infructueuse, tout consommateur peut s’adresser au tribunal judiciaire du lieu de départ de l’avion. L’aide d’un avocat n’est pas obligatoire. Elle n’est d’ailleurs pas indispensable, car la violation de la loi est caractérisée. Les associations locales de l’UFC-Que Choisir peuvent aider à conduire cette démarche.

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