Chronique que choisir : les réparations en pièces d’occasion

Chronique Que Choisir Société

Les professionnels de l’automobile doivent proposer des pièces d’occasion, au choix du client, lorsque celles-ci sont disponibles. C’est une option peu connue, qui permettrait pourtant de réduire le montant de la facture. La remise sur le marché de ces pièces est très réglementée, donc sûre. Mais ce marché est encore peu développé.

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La réglementation du recours aux pièces d’occasion dans la réparation automobile figure au Code de la consommation, dans le cadre de l’économie circulaire et des mesures de protection de l’environnement. En réalité, c’est avant tout un moyen d’économie sur le prix payé par le client.Toutes les pièces mécaniques ne sont pas visées par ce texte :

  • D’abord, l’obligation d’information fournie par le garage au client ne concerne que les particuliers : les véhicules d’artisans et d’entreprises ne sont pas concernés.
  • Ensuite, certains organes sensibles sont exclus, comme les composants de direction, de freinage, les trains de roues.
  • Enfin, l’option n’existe que pour les réparations mécaniques non comprises dans les interventions gratuites, comma la garantie constructeur, un rappel, ou celles comprises dans un forfait d’entretien.

En moyenne, les pièces détachées représentent la moitié du coût des réparations, et souvent davantage en carrosserie. Or, les pièces d’occasion sont proposées à des prix très inférieurs à ceux de pièces neuves équivalentes (jusqu’à 80 % de moins). En outre, cette formule peut parfois permettre au client de conserver son véhicule accidenté, lorsque l’expert d’assurance le considère comme économiquement irréparable. En réalité, cette estimation est mesurée avec le prix de pièces neuves, alors qu’un espoir serait possible avec des pièces recyclées.

Les pièces d’occasion sont sûres. Elles relèvent de l’appellation “échange standard”. Elles sont prélevées sur des véhicules en destruction ou recyclage, et complètement refaites à neuf. Elles répondent aux mêmes exigences de fabrication, de garantie et de qualité que les pièces d’origine. Pourtant, cette mesure ne rencontre pas un vrai succès, à la hauteur des enjeux de l’économie circulaire.

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