Philo & co : Le rapport de force entre le certain et l’incertain – Avec Dorian Astor – 2/8

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L’actualité n’a jamais été aussi incertaine depuis le début de l’épidémie. C’est simple, tous nos repères se sont retrouvés chamboulés : de la vie quotidienne à la vie professionnelle en passant par notre façon de penser notre avenir.

Philo & co _ L’incertitude_Dorian Astor_16042021

Si avant, tout paraissait possible, aujourd’hui, on ne préfère plus prévoir de projets à long terme, on émet des réserves, on dit « on verra! » Une chose est sure : L‘incertitude a pris une place grandissante dans notre vie ! L’incertitude, c’est aussi un des thèmes majeurs en philosophie ! Que sait-on vraiment ? Notre existence est-elle réelle ? Sur quoi puis-je fonder les bases de ma connaissance du monde ? Voilà les quelques questions que soulève cette notion. Pour y répondre, l’invité de cette chronique est Dorian Astor, philosophe spécialiste de Nietzsche et auteur de La Passion de l’incertitude publié en 2020 aux Éditions de l’Observatoire. Un livre passionnant, déstabilisant dont nous avons commencé à parler dans le premier épisode de cette mini-série de huit épisodes consacré au sujet de l’incertain.

La thèse de Dorian Astor est la suivante : la certitude, les incertitudes sont des passions, et elles sont despotiques. Elles sont basées sur des croyances affectives qui relèvent de la confiance. J’ai confiance en le fait que j’existe, c’est notre première certitude. Pour le reste… ce sont des constructions. C’est en cela que vérité et certitude sont deux idées bien distinctes. Aussi, la puissance d’une certitude se mesure à la puissance d’une conviction. Alors puisque nous parlons de puissance, parlons de pouvoir. Il y a deux semaines, le président de la République Emmanuel Macron nous annonçais un troisième confinement avec à la clé la réouverture des cafés et des restaurants. Pourtant, ceux-ci doutent beaucoup de cette réouverture tout en l’espérant intensément. Et on se sent impuissant quand on nous ôte toute certitude. Y’a-t-il un rapport de force, une question de pouvoir dans l’articulation du certain et de l’incertain ? Réponse a écouté et réécouter en podcast.

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