Chronique que choisir : éviter les offres bancaires inutiles

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Le crédit n’est plus une activité aussi rentable qu’autrefois pour les banques. C’est pourquoi elles multiplient les petits profits, avec la cotisation de carte bancaire, les frais de gestion ou d’incidents sur le compte. Les prestations d’assurance sont également fréquentes, et rarement avantageuses.

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Souscrire ses contrats d’assurance auprès de sa banque n’est pas une bonne idée. Le prix peut paraître intéressant, mais les garanties sont généralement réduites. Surtout, le conseil sera bien souvent médiocre : l’assurance est un vrai métier, pas un produit d’étagère ou de sous-traitance, comme le forfait téléphonique. Une simple visite du client au guichet peut le transformer en machine à sou pour les employés. Ils sont payés plus ou moins directement à la commission, sur ces prestations commerciales, appliquées systématiquement aux nouveaux clients, ou aux demandeurs de crédit immobilier. Parmi les offres de bancassurance, le pire est dans les formules inutiles, comme la garantie des moyens de paiement. Il est parfaitement inutile de s’assurer contre le risque de perte de son chéquier ou de sa carte bancaire, et encore moins contre les débits frauduleux. C’est pourtant ce que proposent encore plusieurs établissements bancaires français.

C’est une dépense inutile parce que la loi offre une protection très solide contre ces risques. Le client ne supporte les conséquences du vol de sa carte bancaire que dans la limite de 50 €, et seulement si le banquier démontre que son code confidentiel a été utilisé. Pour laisser à sa charge les débits opérés en totalité, il faut que la banque démontre non seulement ce fait, mais une faute vraiment très grave de négligence du client, dans la préservation de ce code.

Il en est de même pour les débits frauduleux : le principe légal qui s’impose au banquier est le remboursement intégral, sans discussion, et en quelques jours. Pour échapper à cette obligation, la banque doit là encore démontrer une extrême imprudence de son client, qui n’aurait pas été alerté dans une arnaque grossière et très maladroite, par exemple. Mais la victime d’une ruse bien faite ou d’un piratage doit être remboursée. En outre, ces mêmes cas de faute du client ne seront pas pris en charge par l’assureur, car c’est un cas d’exclusion.

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