Philo & co : Le bénéfice du doute plutôt que le vertige de l’incertitude – avec Dorian Astor -8/8

Philo & co Société

Philo & co vous propose chaque vendredi une pastille d’aspirine mentale pour soulager votre vertige d’incertitude !

Philo & co _ L’incertitude avec Dorian Astor_28052021
Et depuis le début de cette série d’épisodes qui touche désormais à son terme, on est un peu plus fixé depuis, sur notre sort, en tout cas concernant les restrictions sanitaires liées à l’épidémie de covid-19 en France. Mais au fond, la leçon de cette pandémie, c’est d’avoir appris à vivre avec l’incertitude. C’est bien cela que l’on a compris au cours de notre entretien avec le philosophe et germaniste, Dorian Astor, spécialiste de Nietzsche et auteur de “La Passion de l’incertitude” publié en 2020 aux Éditions de l’Observatoire.

L’incertitude comme son contraire sont des passions qu’il faut apprendre à maîtriser grâce aux outils que nous donne la philosophie, et le premier d’entre eux, c’est le doute. On peut douter de tout, pour mieux comprendre à qui profite les vérités établies et quel bénéfice en tirer. Si certains, comme les pyrrhonistes affichent un scepticisme radical dont le but est d’atteindre l’ataraxie, forme de tranquillité de l’âme, d’autres sont en quête d’absolu. À ce sujet,dans l’épisode précédent, nous sommes revenus sur cette phrase de l’astrophysicien Aurélien Barrau à ses étudiants : « Si voulez des certitudes absolues, faites de la théologie, pas de la physique ». Or, s’il n’y pas de vérités dans ces domaines, il n’y en a pas non plus en théologie, seulement des consensus adopté par la communauté de croyants. Le doute est présent partout, et d’ailleurs Jésus lui-même, sur la croix, fut pris de doute. Cette conclusion de la série Philo & co consacré à l’incertitude pose ici le bénéfice du doute et la beauté de cette fragilité.

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