Chronique que choisir : l’entretien des routes

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Le réseau routier français se dégrade dangereusement, surtout les routes locales. Des associations, syndicats et collectivités ont fait ce constat, et réclament des moyens pour améliorer une situation dangereuse pour la sécurité des personnes.

Chronique que choisir_Transports – Entretien des routes_11062021

Hormis les autoroutes, le réseau des voies de circulation à la charge des collectivités locales est en mauvais état. La moitié du réseau justifie des travaux d’entretien qui ne sont pas réalisés depuis plusieurs années. Les communes n’ont plus les moyens d’entretenir les voies secondaires, 100 fois plus étendues que les autoroutes. Les élus sont bien conscients de leur responsabilité, mais ils considèrent que l’État devrait davantage partager cette priorité.

Réputée pour la qualité de conception et l’entretien de ses infrastructures routières, comme le soulignaient nos voisins, jusqu’en 2012, la France a dégringolé depuis, dans le classement international. Les associations d’usagers soulignent la dégradation des voiries communales comme sur le réseau départemental et national. La fédération des entreprises de travaux routiers relève que le retard accumulé va exiger un effort soutenu.

La mortalité routière est inférieure à 10 % sur les autoroutes, en fréquence d’accidents comme en nombre de morts. Ce sont les routes départementales qui représentent le plus gros risque : elles concernent le tiers des accidents (32 %), mais causent 65 % des morts en circulation routière. Les raisons tiennent à l’état de la chaussée, mais aussi aux configurations, ou à la signalisation, qui réduisent la visibilité de nuit. On estime ainsi que l’infrastructure joue un rôle, même partiel, dans près de la moitié des accidents mortels. Le gouvernement a pris la mesure de cette situation, avec un programme pluriannuel pour financer les travaux d’entretien nécessaires.

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