Culte protestant : Bénissez le seigneur !

Culte Protestant Prière

Vous êtes les bienvenus pour ce culte qui vous est proposé par l’Eglise Protestante unie de La  Loire Atlantique.  

Avec la pasteure Caroline Schrumpf, heureuse de venir à votre rencontre pour ce culte qui sera le dernier avant la coupure estivale.

Nous vous donnons rdv dès maintenant le dimanche 5 septembre, pour la reprise des cultes radio.

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LECTURES ET SERMON

Texte : Psaume 134

1  Chant des montées.

Bénissez le Seigneur, vous tous, serviteurs du Seigneur, qui vous tenez dans la maison du Seigneur pendant les nuits ! 2  Elevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez le Seigneur !

3  Que le Seigneur te bénisse de Sion, lui qui fait le ciel et la terre !

 

Quelques mots pour introduire ce psaume :

Dans la Bible, il y a 150 PS qui sont des prières courtes ou longues, qui expriment toute la vie spirituelle des humains devant Dieu. Certains de ces psaumes forment des ensembles, par thème, par forme, ou par auteurs (ps de David, ou d’Asaph). Le Ps 134 est le dernier d’un ensemble qu’on appelle les psaumes des Montées, ou des pelerinages, les Ps 120 à 134. Selon les spécialistes bibliques, ces prières accompagnaient par les pélerins qui montaient vers Jérusalem et vers le temple du Seigneur.

Le psaume 134 est très court, seulement 3 versets.

C’est le 2e plus court de la Bible (après le Ps 117, 2 versets).

C’est un psaume qui commence non pas comme une prière mais comme une interpellation : Bénissez !
C’est plutot une parole d’encouragement pour le peuple croyant, pour l’assemblée des pélerins et pour l’église, pour nous. Avec des verbes à l’impératif : Bénissez, élevez vos mains…

Cette parole s’adresse aux « serviteurs  du Seigneur », peut-etre les prêtres qui servaient Dieu dans le temple de Jérusalem et qui avaient entre autre la responsabilité de servir même pendant la nuit, pour garder l’entrée du temple, et pour s’assurer que les lampes restaient allumées ou pour chanter les louanges de Dieu. « Les chantres étaient à l’ouvrage jour et nuit. » (1 Ch 9.33)
L’adoration de Dieu ne devait jamais s’arrêter, Ni le jour ni la nuit.

Puisque ce psaume est le dernier des Montées, il est peut-etre le psaume du départ, au moment où les pélerins vont quitter la ville Sainte, ils recoivent encore un encouragement à bénir Dieu, ils expriment leur attachement à la louange.

Alors qu’ils pourraient se préoccuper d’autre chose : faire les valises, rassembler leurs affaires…

 

Que signifie exactement « bénir l’Eternel » ? Bénir signifie dire du bien de quelqu’un.

Bénir Dieu, c’est reconnaître qui il est, reconnaître sa grandeur, sa bonté, sa justice, sa grâce. C’est un acte de louange et d’adoration. C’est nous décentrer un instant de nous même, de notre nombril, pour tourner nos regards vers lui comme nous le chantons souvent « tournez les yeux vers le Seigneur ». C’est entrer nous aussi dans le temple, non pas un temple en pierre, mais un temple spirituel, intérieur, qui est la présence de Dieu en nous.

Dieu a-t-il vraiment besoin d’être béni ? Lorsqu’on bénit quelqu’un, on dit une parole sur cette personne, souvent assortie d’une promesse, de la réalisation d’une espérance, d’une attente, d’un bienfait qu’on lui souhaite. On lui souhaite quelque chose qui lui manque. Qu’est-ce qui manque à notre Dieu ? Il n’a besoin de rien. Quand nous bénissons Dieu, nous n’ajoutons rien à tout ce qu’il est. Mais nous lui apportons la seule chose que nous avons, nos cœurs, nos esprits, nos vies. Bénir Dieu, c’est une manière de nous situer devant Lui, sous son regard, en confiance. Bénir Dieu, cela ne devrait pas dépendre des circonstances dans nos vies, même si, quand nous traversons des épreuves, des moments de souffrance, de doute, ou des difficultés de vie tout simplement, c’est difficile de rester tourné vers Dieu. Parce que notre douleur, nos épreuves peuvent nous accaparer et envahir toutes nos pensées, si bien qu’il n’y a presque plus d’espace pour la prière, pour parler à Dieu. Mais Dieu entend même nos silences. Et dans nos temps de vacances, de repos, de changement de rythme, prenons nous le temps de bénir Dieu ? De vivre ces moment différents, joyeux avec lui, devant lui ? Dans tous nos temps de vie… dans mon déménagement… bénir Dieu pour le toit sur ma tête… et non ruminer contre le stress.

La 2e partie du ps, Le verset 3 répond aux versets précédents : « Que l’Eternel te bénisse de Sion, lui qui a fait les cieux et la terre ! » Cette réponse était probablement prononcée par un le grand prêtre avant le départ des pèlerins. C’était son rôle de bénir le peuple. Les pèlerins disaient aux prêtres: « Bénissez l’Eternel ! » Et le grand prêtre répondait : « Que l’Eternel te bénisse ».

Quand Dieu nous bénit, c’est par l’effet de sa grâce, c’est son amour qu’il déverse sur nous et en nous. C’est l’assurance, la certitude qu’il vient enraciner dans nos cœurs, que nous sommes aimés, que nous sommes pardonnés, que nous comptons pour lui, que nous ne sommes pas abandonnés à notre destin ou à nos problèmes. Nous avons absolument besoin d’être bénis. Les psy ne disent pas autre chose quand ils parlent des paroles d’affirmation dont nous avons besoin pour grandir, pour devenir capables de relation. On sait les ravages des paroles de dénigrement, de critique ou de dévalorisation.     

Dieu lui choisit toujours la bénédiction. Quand Dieu nous bénit, il nous donne ce que nous n’avons pas. Il fait de nous ce que nous ne sommes pas.  Il nous renouvelle entièrement par son Esprit.

Nous te bénissons Seigneur, toi qui nous bénis. Amen.

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