Fleur de sel : L S 238-247 Les derniers passages de l’encyclique

Fleur de sel Société
Après le passage consacré aux sacrements et à l’Eucharistie, le chapitre 6 de Laudato Si’ s’achève par une réflexion à fort contenu théologique, et une note d’espérance. Le passage sur La Trinité et la relation entre les créatures nous ramène au Tout est lié, mot d’ordre et refrain de l’encyclique. Après une référence à la Vierge Marie, la conclusion du texte, Au-delà du soleil, constitue un superbe message d’espérance. Il s’appuie sur la conviction du destin commun de l’ensemble de la création, toute entière renouvelée en Christ. « Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance ». Confiance et espérance dans un Dieu qui nous aime. « Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il. »

L S 238 247 Les derniers passages de l’encyclique 070921 Fleur de sel

Bonjour, chers auditeurs de Fleur de Sel. Soyez les bienvenus dans cette nouvelle émission, la seconde de cette cinquième saison de Fleur de Sel. Nous allons parcourir la fin du chapitre 6 de Laudato Si’. Après le passage consacré aux sacrements et à l’Eucharistie, François achève son texte par une réflexion à fort contenu théologique, et une note d’espérance.

Ecoutons d’abord le n° 238, qui introduit le passage sur La Trinité et la relation entre les créatures.

  1. Le Père est l’ultime source de tout, fondement aimant et communicatif de tout ce qui existe. Le Fils, qui le reflète, et par qui tout a été créé, s’est uni à cette terre quand il a été formé dans le sein de Marie. L’Esprit, lien infini d’amour, est intimement présent au cœur de l’univers en l’animant et en suscitant de nouveaux chemins. Le monde a été créé par les trois Personnes comme un unique principe divin, mais chacune d’elles réalise cette œuvre commune selon ses propriétés personnelles. C’est pourquoi « lorsque […] nous contemplons avec admiration l’univers dans sa grandeur et sa beauté, nous devons louer la Trinité tout entière ».

Selon Bonaventure, que François cite à nouveau, le reflet de la Trinité peut se reconnaître dans le livre de la nature.

  1. Pour les chrétiens, croire en un Dieu qui est un et communion trinitaire, incite à penser que toute la réalité contient en son sein une marque proprement trinitaire. […] Le saint franciscain nous enseigne que toute créature porte en soi une structure proprement trinitaire, si réelle qu’elle pourrait être spontanément contemplée si le regard de l’être humain n’était pas limité, obscur et fragile. Il nous indique ainsi le défi d’essayer de lire la réalité avec une clé trinitaire.

Notre Dieu Trinité est relation. La création elle-même est un tissu de relations : Tout est lié.

  1. Les Personnes divines sont des relations subsistantes, et le monde, créé selon le modèle divin, est un tissu de relations. Les créatures tendent vers Dieu, et c’est le propre de tout être vivant de tendre à son tour vers autre chose, de telle manière qu’au sein de l’univers nous pouvons trouver d’innombrables relations constantes qui s’entrelacent secrètement. Cela nous invite non seulement à admirer les connexions multiples qui existent entre les créatures, mais encore à découvrir une clé de notre propre épanouissement. En effet, plus la personne humaine grandit, plus elle mûrit et plus elle se sanctifie à mesure qu’elle entre en relation, quand elle sort d’elle-même pour vivre en communion avec Dieu, avec les autres et avec toutes les créatures. Elle assume ainsi dans sa propre existence ce dynamisme trinitaire que Dieu a imprimé en elle depuis sa création. Tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité.

Tout grand texte du Magistère catholique fait référence à la Vierge Marie. Laudato si’ ne faillit pas à la tradition. Voici un extrait du n° 241, La Reine de toute la création

  1. Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres […] C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.
  2. A côté d’elle, […] saint Joseph […] peut aussi nous enseigner à protéger, il peut nous motiver à travailler avec générosité et tendresse pour prendre soin de ce monde que Dieu nous a confié.

Ecoutons la conclusion du texte, Au-delà du soleil. C’est un superbe message d’espérance, qui, s’appuie sur la conviction du destin commun de l’ensemble de la création, toute entière renouvelée en Christ..

  1. A la fin, nous nous trouverons face à face avec la beauté infinie de Dieu (cf. 1 Co 13, 12) et nous pourrons lire, avec une heureuse admiration, le mystère de l’univers qui participera avec nous à la plénitude sans fin. Oui, nous voyageons vers le sabbat de l’éternité, vers la nouvelle Jérusalem, vers la maison commune du ciel. Jésus nous dit : « Voici, je fais l’univers nouveau » (Ap 21, 5). La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature, transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place et aura quelque chose à apporter aux pauvres définitivement libérés.

L’attente de l’éternité ne doit pas nous mobiliser du combat pour la sauvegarde de la maison commune.

  1. […] Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, parce que « si le monde a un principe et a été créé, il cherche celui qui l’a créé, il cherche celui qui lui a donné un commencement, celui qui est son Créateur ». Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance.
  2. Dieu qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il.

C’est la conclusion du texte, mais ce ne sont pas les derniers mots de l’encyclique. Elle s’achève par deux prières, que François présente au n° 246. Nous les découvrirons dans la prochaine émission.

Merci de votre attention. Nous vous souhaitons une heureuse semaine.

Partagez cet article

  • 0%