Chronique que choisir : labels sans traces de pesticides, c’est mieux

Chronique Que Choisir Société

Les producteurs de fruits et légumes sont de plus en plus nombreux à convertir leur exploitation dans une culture sans pesticides. C’est une démarche moins exigeante que le bio, mais tout de même certifiée par de nouveaux labels. Les essais confirment une bien meilleure qualité pour le consommateur.

Chronique que choisir – Labels sans traces de pesticides, c’est mieux_15102021

De nouveaux labels sont apparus en fruits et légumes frais dans les étals. Ils garantissent des aliments “sans traces de pesticides”. Les résultats des études menées sur ces produits confirment globalement l’absence de traces. Cela ne veut pas dire que des pesticides n’ont pas été utilisés en culture. Mais au moins, ils n’ont pas migré dans la récolte. Cette nouvelle démarche culturale permet à un plus grand nombre de producteurs d’améliorer la qualité de leurs productions, sans les investissements et risques de la certification bio. En effet, la conversion d’une exploitation au bio demande au moins trois années d’application des exigences du cahier des charges, avant de vendre les fruits ou légumes en appellation bio. La méthode consiste à supprimer l’emploi de pesticides de synthèse, au moins dans certaines des phases de culture. Le pictogramme “cultivé sans pesticides” des marques comme CARREFOUR, NATURE ET SAVEURS, ou DEMAIN LA TERRE, garantit ainsi qu’aucun produit phytosanitaire chimique n’a été utilisé dans les derniers stades de culture.

Un autre label promet des fruits et légumes “sans résidus de pesticides”, sans autre précision sur les procédés de culture. Il certifie l’absence de traces chimiques indésirables dans les produits mis en vente. Un tel résultat nécessite forcément de recourir à d’autres moyens que les intrants de synthèse. Ils seraient remplacés par du désherbage mécanique, ou des pesticides naturels, comme ceux admis dans l’agriculture bio. Les grandes marques accompagnent cette démarche : PICARD, BONDUELLE, PANZANI, FLORETTE, ont considérablement étoffé leur gamme de fruits et légumes “sans résidus”. Les consommateurs, eux, soutiennent la tendance, en acceptant de payer un peu plus cher, pour une garantie qu’ils estiment sans doute proche du bio. En outre, les tests réalisés par QUE CHOISIR leur donnent plutôt raison : à l’issue d’une première approche, 3 produits seulement sur 42 analysés pouvaient présenter des traces quantifiables de pesticides. Même dans ce petit nombre de cas, les quantités relevées étaient très inférieures à celles de l’agriculture industrielle.

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