Philo & co : Le solidarisme de Léon Bourgeois – Avec Frédéric Ramel – 5/5

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Y’a-t-il de la bienveillance dans les relations entre États ? C’est à cette question que nous essayons de répondre dans Philo & co en ce mois d’octobre 2021. En effet, mi-septembre, la France se fâchait diplomatiquement avec les États-Unis, l’Australie et le Royaume Unis autour de la rupture d’un contrat à 56 milliards d’euros impliquant la vente de sous-marins français à l’Australie.

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Comment imaginer que derrière les scandales et les coups d’éclats qui ponctuent régulièrement les relations internationales, celles-ci puissent être aussi alimentées de bienveillance (en partie en tout cas) ? C’est pourtant la thèse de Frédéric Ramel, professeur agrégé des universités et directeur du département de science politique de Sciences PO Paris. Il travaille actuellement sur la place de cet affect dans les relations internationales et est déjà l’auteur des livres : Philosophie des relations internationales (Presses de Sciences Po, 2011) et L’Attraction mondiale (aux mêmes éditions).

Non pas que la bienveillance soit prédominante, mais il nous expliquait dans un épisode précédent que la conjecture mondiale qui menace l’humanité (crise du covid, réchauffement climatique…) pourrait bien amener à une certaine responsabilisation des États face à la dégradation de notre environnement. Ce qui implique l’usage de certaines vertus nécessaires à une plus grande solidarité. Ce n’est, certes pas le paradigme actuel, comme expliqué lors du précédent épisode, mais l’idée n’est pas nouvelle non plus. Elle était déjà proposée en 1725 par le philosophe Francis Hutcheson, philosophe des lumières écossaises. La solidarité plutôt que l’antagonisme, c’était aussi le projet de Léon Bourgeois, juriste français, homme politique de la 3e république qui avait écrit l’ouvrage « La société des Nations » qui repose sur le principe de solidarité. Nous découvrons donc ce courant de pensée dans ce dernier épisode consacré à la place de la bienveillance dans les relations internationales.

Crédit image: Jules-Victor DELAUNAY – Charge d’artillerie –  @Alain Guillard/Musée d’arts de Nantes

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