Chronique que choisir : payer ou non pour les pompiers

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Les services de secours sont une lourde charge pour les départements. Certains ont décidé de faire payer l’intervention des pompiers, pour éviter certains abus, ou responsabiliser les citoyens. Il n’y a pas de modèle unique, mais ces mesures se multiplient.

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Des départements limitent le recours abusif aux pompiers, tout comme des hôpitaux voudraient éviter l’encombrement injustifié des urgences. Les interventions de ces services d’urgences sont vraiment très variées, et ne se limitent pas à l’alerte incendie, ou le secours aux blessés. Les services d’incendie répondent à 20 millions d’appel au 18, chaque année. Mais selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, un tiers des appels ne comportent ni urgence, ni danger. Par exemple, certaines demandes relèvent du simple dépannage, comme détruire un nid de guêpes, récupérer le chat pétrifié sur un toit, débloquer un ascenseur sans urgence vitale, délivrer un maladroit coincé dans une porte battante, arrêter une alarme déclenchée par erreur. Ces situations ne concernent pas la sécurité des personnes ou des biens, définition normale de la mission des pompiers.

Pourtant, ce n’est pas aux soldats du feu de faire le tri : ils doivent répondre à l’appel, arriver vite sur place et porter secours. Ainsi, lorsque les usagers abusent, les élus du département gestionnaire de ce service public veulent éviter de faire payer le contribuable. La solution consiste à facturer aux appelants désinvoltes le service rendu. Pour la mise en œuvre de ces mesures, des principes se dégagent pour appliquer une tarification, dont le barème et les modalités varient selon chaque département. L’usager doit être informé du tarif applicable aux interventions dites “de confort”. Cette indication peut alors décider le demandeur à se tourner plutôt vers une entreprise spécialisée.

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