Chronique Que Choisir : Automobile : bientôt la fin des arnaques aux cartes grises

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L’immatriculation d’un véhicule par son nouveau propriétaire s’effectue en ligne, et de multiples opérateurs proposent leurs services pour faciliter ces formalités. Mais ces prétendus fournisseurs ne servent à rien et leur intervention est beaucoup trop chère, quand elle n’est pas fictive. La réglementation pourrait bientôt éliminer ces intermédiaires peu recommandables.

Automobile Fin des arnaques aux cartes grises 090322

Les prestataires aux formalités en ligne prolifèrent, y compris en boutique, avec des vitrines promettant carte grise ou passeport au passant. Les opérateurs, de leur côté, usent trop souvent de signes officiels détournés, ou abusent d’une habilitation par le ministère de l’Intérieur, qui ne garantit absolument rien au client.

Justement, ce ministère a récemment adressé un courrier à l’association UFC-Que Choisir, qui dénonçait les abus de ces professionnels. Le cabinet du ministre annonce de nouvelles mesures visant à réduire ou éliminer ces acteurs parasites.

D’abord, une instruction a été transmise aux préfectures pour sanctionner l’utilisation d’emblèmes officiels, utilisés par des sites qui cherchent à se faire passer ainsi comme de véritables mandataires des pouvoirs publics.

Ensuite, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui délivre exclusivement les cartes grises et d’autres pièces d’identité, a pris des mesures pour améliorer son référencement par les moteurs de recherche. Elle apparaît en tête ou en meilleure place dans les résultats. Elle a aussi engagé des actions contre les sites qui jouent de la confusion avec la seule plateforme officielle.

Enfin, le ministère va renforcer les conditions pour obtenir l’habilitation de délivrance de la carte grise par les professionnels de l’automobile. Le nouveau cahier des charges devrait permettre d’écarter purement et simplement les simples intermédiaires. Ce sont ces faux prestataires qui encombrent le marché, comme prétendus opérateurs de l’immatriculation, alors qu’ils ne sont pas négociants en véhicules.

Les données personnelles transmises par les demandeurs seront également mieux protégées, pour éviter les fraudes et détournements souvent constatés à l’occasion des formalités d’immatriculation.

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