Chronique Que Choisir : Démarchage : le cauchemar téléphonique

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Le démarchage par téléphone est un fléau. Les moyens de s’en protéger sont peu nombreux, ou peu efficaces. Mais en cas de contrat souscrit directement au téléphone, le client n’est engagé que par confirmation écrite.

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Le système BLOCTEL est inefficace, soit parce qu’il ne concerne pas les services établis à l’étranger, soit parce que les entreprises françaises qui ne le respectent pas ne sont pas contrôlées, ou peu sanctionnées.

En outre, BLOCTEL ne met pas à l’abri des prospections d’organismes humanitaires, qui se refilent le téléphone des imprudents qui ont fait un don en fournissant leur numéro, invariablement revendu.

Les opérateurs ont des offres optionnelles ou comprises dans le forfait, qui permettent de filtrer plus ou moins efficacement les appels entrants inconnus. Sinon, l’inscription sur la “liste rouge” est de droit et gratuite, mais cela entraîne la disparition de l’annuaire.

Le recours au numéro masqué pour le démarchage téléphonique est interdit depuis la loi HAMON. Mais la plupart des centres d’appel utilisent désormais un serveur qui compose un numéro d’appel bidon. Il n’est donc pas efficace de classer ce numéro en liste noire, ou de le signaler, car il n’aura servi qu’une fois.

Certains appels sont sans interlocuteur, en raison de procédés automatiques, qui multiplient les appels en rafales, plus nombreux que les téléopérateurs disponibles.

Lorsqu’un démarchage téléphonique aboutit à un achat, un abonnement, ou une souscription de prestation, le client n’est pas engagé immédiatement. L’entreprise ne peut obtenir aucun paiement avant d’avoir confirmé le détail du contrat par courrier postal, texto ou mail, en tout cas l’équivalent d’un écrit. Le client, lui, ne sera engagé que s’il confirme par un retour signé ou son équivalent dématérialisé (SMS ou mail).

En cas de prélèvement non autorisé, il suffira de réclamer le remboursement directement auprès de la banque. 

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