Chronique Que Choisir : Automobile : hausse du barème kilométrique fiscal

Chronique Que Choisir Société
La hausse du prix des carburants est telle que le barème d’évaluation de ces frais devait être actualisé. C’est ce que vient de faire le gouvernement. Cette revalorisation servira dans la déclaration des revenus de 2021, pour les professionnels qui déduisent leurs frais réels.

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Le gazole et l’essence ont augmenté de près de 20 % depuis un an. C’est la raison pour laquelle le gouvernement annonce une revalorisation exceptionnelle de 10 % (jamais vue d’ailleurs) de son barème fiscal.

Publié chaque année avec la documentation fiscale de l’impôt sur le revenu, le forfait kilométrique facilite l’évaluation des dépenses de carburant, d’assurance et d’entretien. Il ne comprend pas les frais de péage ou de parking, qui doivent donc être justifiés par des factures. Le barème détermine un coefficient selon 5 catégories de puissances du véhicule et 3 tranches de distances totales parcourues. Il suffit de multiplier cette valeur par le nombre de km réellement effectués pour le travail.

Cette grille est utilisée par les professionnels qui justifient de frais supérieurs à 10 % de leur revenu de même source. C’est le cas des salariés qui optent pour la déduction de leurs dépenses de trajets non pris en charge par l’employeur. Les professions libérales qui justifient de déplacements importants, non facturés à leurs clients, peuvent aussi utiliser ce barème.

La formule n’est vraiment intéressante que pour les contribuables qui supportent des frais importants, avec de grosses cylindrées, et déclarent des revenus élevés.

Elle ne présente pas d’intérêt pour ceux dont les déplacements sont pris en charge par l’entreprise, au moins pour moitié. Les salariés non imposables n’en profitent pas davantage, et les retraités qui n’ont plus de frais professionnels ne sont évidemment pas concernés.

En définitive, ce sont deux millions et demi de foyers qui optent pour la déduction des frais réels. L’indemnité inflation de 100 €, elle, bénéficie à près de 4o millions de personnes, dont les revenus individuels sont inférieurs à 2.000 €.

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