Chronique Que Choisir : Énergie : conséquences de la guerre sur le prix du gaz

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Les prix du gaz ont flambé après l’épidémie, et la guerre en Ukraine accentue évidemment la tendance. Des alternatives existent pour en limiter les conséquences, au moins en France. Mais changer de fournisseurs n’empêchera pas les augmentations généralisées, et réduire les taxes aura des limites.

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La Russie est le fournisseur de gaz majeur en Europe (40 % à elle seule), ce qui rend beaucoup des États membres très dépendants de cet approvisionnement. Mais ce n’est pas vraiment le cas pour la France. Notre pays importe de Russie seulement 17 % de ses besoins en gaz, et plus de la moitié des volumes provient de Norvège, Hollande, Algérie et Nigeria.

D’autres sources d’importation en gaz sont encore envisageables, auprès du Qatar ou des États-Unis, sous forme liquéfiée (le gaz naturel liquide, ou GNL).

Le gouvernement a par ailleurs mis en place une mesure de protection des consommateurs contre l’augmentation des prix du gaz. Le “bouclier tarifaire” consiste à bloquer ce tarif à son niveau de l’automne 2021, jusqu’en juin 2022. Il sera sans doute prolongé ensuite. Cette mesure a été étendue aux copropriétés.

Ce mécanisme consiste à plafonner le tarif réglementé (qui sert d’indice dans la plupart des contrats). Il s’accompagne aussi d’une réduction des taxes, puisque l’État ne peut pas fixer lui-même les prix de marché. Ainsi, la principale charge en supplément dans le prix du gaz (la contribution au service public de l’énergie : CSPE) a été réduite de 22 à 1 € par MWh, et la taxe départementale a été supprimée. Cela se traduit par une économie d’environ 200 € sur la facture annuelle de gaz, pour un ménage moyen.

Le gouvernement a aussi revalorisé le chèque énergie, qui bénéficie aux revenus modestes (près de 6 millions de foyers).

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