Chronique Que Choisir : Pratique : les règles du don d’organes

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La loi décide que tout individu est présumé donneur de ses organes après décès, sauf volonté contraire manifestée de son vivant. Elle organise aussi les modalités du refus. Dans tous les cas, c’est un acte gratuit et anonyme.

Pratique les regles du don d organes 210422

Le don d’organes ou de tissus humains sur le corps d’un défunt est destiné à greffer des malades vivants, sous contrôle médical strict.

Tout le monde peut donner, jeune ou vieux, malade ou en bonne santé. Ce sont les médecins qui vont évaluer après décès les organes et tissus à transplanter, pour garantir la qualité de la greffe à réaliser.

Le don de son corps à la science est une autre démarche, au profit de la formation des étudiants et de la recherche en anatomie.

En France, près d’un tiers des organes disponibles après décès, pour transplantation à un malade vivant, ne sont pas prélevés en raison d’un refus de la part du défunt ou de sa famille.

En réalité, le consentement est considéré comme fourni d’office, sauf refus caractérisé.

Si le défunt n’a rien déclaré à ce propos, de son vivant, les médecins peuvent prélever ses organes en fonction de besoins immédiats.

C’est le principe du consentement présumé, selon la loi, depuis 1976.

Mais il existe deux moyens pour s’opposer à l’application de ce principe :

  • Soit l’inscription sur un registre national des refus, qui peut se faire en ligne. Cette inscription est réalisée par l’intéressé ou son représentant légal. Elle est révocable à tout moment, de son vivant. Il est accessible à toute personne dès l’âge de 13 ans.
  • Soit une déclaration écrite explicite, datée et signée de sont vivant par le défunt. Une déclaration orale est admise si elle a été transcrite par écrit, sous l’attestation de deux témoins. Ce document est ensuite confié à un proche, ou remis à l’équipe médicale.

Avant d’envisager un prélèvement d’organes et de tissus, les médecins vérifieront systématiquement si la personne décédée a exprimé valablement une opposition au prélèvement.

 

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