Nous avons lu pour vous du 28 juin

Culture Nous avons lu pour vous
Des lecture pour l’été avec la librairie Siloë Nantes

Le dernier des écrivains de Gwenaële  Robert

Lauréat du prix Nobel de littérature, Pierre Le Guellec s’est volatilisé alors qu’il se rendait en avion de Rennes à Stockholm. Menée entre les remparts et les plages de Saint-Malo, l’enquête sur sa disparition révèle l’obscure personnalité du ” dernier des écrivains “.

Qu’est-il arrivé à Pierre Le Guellec, nouveau lauréat du prix Nobel de littérature ? Déposé à l’aéroport de Rennes le matin du 8 décembre, il n’est jamais arrivé à Stockholm pour recevoir sa récompense. Enlèvement d’un écrivain devenu soudainement riche et célèbre ? Règlement de comptes entre les derniers terre-neuvas dont il est le descendant ? Disparition volontaire ? Inquiétante ? Définitive ? Marie Rivalain, son attachée de presse, est troublée. Contrainte de rester à Saint-Malo jusqu’au retour hypothétique du romancier, elle découvre la part d’ombre d’un homme qu’elle pensait pourtant bien connaître. Dans un hôtel particulier chargé d’histoire et sur les plages ventées de la cité de granit, Marie part à la recherche de celui que beaucoup considèrent comme ” le dernier des écrivains “. Mais chaque nouvel indice ne fait qu’épaissir son mystère.
Dans la lignée des romans de Georges Simenon, Gwenaële Robert signe une intrigue captivante au cœur de la cité corsaire dont les remparts abritent de lourds secrets.

Nous avons lu pour vous du 28 juin

Le lion d’Alexandrie de Jean-Philippe Fabre

Qui est ce meneur d’hommes devant lequel Iohanan, un garçon de Jérusalem, s’enfuit un soir, dans la vallée du Cédron? Pourquoi faut-il trente années d’un périple sans concession à Iohanan qui reçoit le nom romain de Marc pour sonder cette énigme? Comment, parvenu à Rome, écrit-il la vie de cet homme mystérieux et compose-t-il le premier des quatre évangiles? Où Marc peut-il s’en retourner si ce n’est dans la ville de son cœur, la splendide Alexandrie, là où, par sa fougue et par son cran, il restera à jamais l’évangéliste au lion?

C’est en conteur, fort de l’immense succès de ses podcasts sur les débuts du christianisme, que Jean-Philippe Fabre nous relate cette aventure épique qui court sur le Ier siècle à travers la Méditerranée. C’est en historien qu’il nous dévoile, par-delà les mystères d’une destinée humaine, les secrets de l’Empire romain ainsi que les arcanes de l’Église primitive.

C’est en écrivain qu’il nous entraîne dans ce récit palpitant et nous donne à vivre, en prise avec les éternelles passions humaines, un périple initiatique se muant en mission d’annonce universelle.

Un roman vrai, une plongée captivante dans le grand passé, une exploration prodigieuse au cœur de la rédaction du premier récit chrétien.

Je marche donc je pense de Roger-Pol Droit et Yves Agid

Deux amis se promènent. L’un est philosophe, l’autre neurologue. Ils conversent pour le plaisir, en marchant, durant quatre saisons, dans les champs et les bois. Ils dialoguent librement, sans façons, en cherchant à comprendre ce qui se passe en nous pendant que nous marchons.

La marche favorise-t-elle la pensée ? Si oui, pourquoi ? La pensée est-elle comparable à une marche ? Comment le cerveau contrôle-t-il à la fois les mouvements des jambes, l’équilibre et la posture du corps ? Quels rapports entre ces trois caractéristiques de l’espèce humaine : penser, parler, marcher debout ?

Chemin faisant, dans des termes simples et précis, ils évoquent enfin les relations entre sciences et philosophie, leur fâcheux divorce, leurs retrouvailles souhaitables.

Entre divergences et convergences, leur commune volonté d’y voir clair est communicative. Et leur allégresse vite partagée. Pas à pas.

Éloge du Pèlerinage de Gaële de la Brosse

Il y a, dans tout pèlerinage, une part de mystère. Quel est cet appel impérieux qui pousse les pèlerins à quitter leur quotidien confortable pour se lancer vers l’inconnu ? Et quelle est la particularité de ces hauts lieux qui les aimantent ? Des écrivains ont tenté de les décrire : les sanctuaires seraient des oasis de l’âme, des lieux où souffle l’Esprit, un coin de Ciel sur la Terre. Et s’ils étaient, justement, le paradis perdu et retrouvé ? Après avoir donné quelques clés pour comprendre ce phénomène universel et intemporel, l’auteur raconte une vingtaine de pèlerinages qu’elle a effectués, en France et dans les pays voisins : ils comptent parmi les plus beaux moments de son existence. Dans un style vivant et incarné, elle prouve brillamment que chacun peut choisir le cheminement qui lui convient, car il y a mille et une façons de pérégriner.

Petit livre de la marche de Gaële de la Brosse

Marcher ! Apparemment, l’acte le plus naturel et le plus quotidien qui soit pour l’homme. Et pourtant, qu’y a-t-il de commun entre le moine qui déambule dans son cloître et l’explorateur qui arpente la planète, le piéton qui se déplace en ville et le pèlerin qui chemine en pleine nature ? Pas grandchose, sans doute, sauf le fait de mettre un pied devant l’autre et, comme le dit la chanson, de recommencer. Écrivain et elle-même randonneuse, Gaële de La Brosse a rencontré quinze témoins, aux parcours très différents, mais qui ont tous un point commun : vivre la marche non pas comme un acte banal, mais comme une expérience essentielle. Ceux-ci nous invitent à sonder, à notre tour, le sens profond de notre cheminement. Avec la participation d’Olivier Lemire, Jean-Louis Étienne, Claire Colette, Édouard Cortès, Sylvain Tesson, Frère Gilles Baudry, Bernard Ollivier, Thich Nhat Hanh, Olivier Bleys, David Le Breton, Frédéric Gros, Céline Anaya Gautier, Michel Gallet, Frère François Cassingena-Trévedy et André Weill. Journaliste et éditrice, Gaële de La Brosse est cofondatrice de la revue et du réseau Chemins d’étoiles et collabore à l’hebdomadaire Pèlerin. Elle est notamment l’auteur, aux Presses de la Renaissance, de Tro Breiz, les chemins du Paradis (2006), du Guide spirituel des chemins de Saint-Jacques (2010) et du Guide des chemins de pèlerinage (2017).

Par des sentiers d’intime profondeur de Colette Nys Mazure

Colette Nys-Mazure a toujours marché : depuis son enfance, la marche a accompagné les quatre saisons de sa vie, en pays proches ou lointains. Depuis qu’elle s’est installée à Froyennes (Tournai), elle arpente chaque jour des terres familières mais qui révèlent sans cesse de l’inconnu, de l’imprévu, sous un regard renouvelé. En marchant ainsi passionnément, elle a découvert les ressources de ce déplacement élémentaire et gratuit vers les champs, les bois, les collines, les rives de l’Escaut, mais aussi entre deux gares, à travers une ville ou dans des lieux culturels (musées, expositions, maisons d’écrivains). Une voie spirituelle ancrée dans la réalité charnelle, en toute modestie et audace, que cette poète de l’itinérance tente d’inscrire dans le sillage de l’Homme qui marche à jamais sous le ciel de Palestine, par le monde, aujourd’hui.

 

 

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