Le Hellfest, je ne connais pas, je n’y suis jamais allé, j’ignore tout des types de musiques présentées et je n’en avais jamais entendu parler avant d’arriver dans l’ouest ; car je viens de loin, je me considère parfois comme un extra-terrestre qui arriverait d’une planète lointaine et découvrirait une petite région de ce pays de France. Et je me renseigne sur le phénomène Hellfest qui y semble important. Et j’interroge les mots car j’ai la faiblesse de croire ce que l’on me dit.

 

Donc le Hellfest, ce n’est pas un mot français, mais anglais, comme beaucoup de noms, notamment de groupes de musique qui s’y produisent. Donc je prends mon dictionnaire anglais/français. Hellfest signifie fête de l’enfer. Curieux oxymore : la  fête, c’est la joie et le bonheur, ; l’enfer c’est le désespoir, la tristesse et le malheur de la damnation éternelle promise au diable et à ses sectateurs. D’ailleurs cette année, une nouveauté confirme cela : la Gardienne des ténèbres, gigantesque sculpture métallique de plusieurs millions d’euros, est ainsi définie par le Hellfest, je cite : « Cette chimère originale est un cerbère qui contrôle le passage entre notre monde et celui de l’enfer ». Encore l’enfer, décidément c’est une obsession, qui semble partagée par un certain nombre de groupes qui participent à cette fête. Il y a même une thèse universitaire sur le Hellfest comme lieu de pèlerinage, de ferveur religieuse chez les fans et de dévotion envers les artistes.

HELLFEST