Partons à la découverte de la chayotte blanche ! appelée christophine aux Antilles et chouchou à l’île Maurice et dans l’ile de la réunion, c’est le légume phare du marché de St Paul et du cirque de Salazie où elle est palissée dans des petits champs bien arrosés par les pluies de la côte au vent.

Elle est aussi appelée saosety à Madagascar, chuchu au Brésil, labu siam en Indonésie, chow chow en Inde, pimpinela à Madère et choko en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Sa tige est également comestible appelée brède chouchou et sa racine est riche en amidon. Son apparence de grosse poire côtelée, bosselée et boursouflée, à la peau souvent rugueuse, parfois même légèrement hérissée de petits piquants, de couleur verte ou jaune pâle cache une chair blanche à vert pâle, ferme, voire croquante, qui entoure un « noyau »

Le mot « chayote » est un emprunt de l’espagnol chayote qui désigne le fruit et la plante. Ce dernier vient du nahuatl chayotli qui désigne son fruit épineux. Le nahuatlisme chinchayote désigne lui en espagnol sa racine comestible.

Elle est originaire du Mexique mais pousse très bien chez nous, sur les bords de Loire et en Bretagne. Elle doit son nom à Christophe Colomb qui l’a découverte et ramenée en Europe comme tant d’autres fruits et légumes.

Produit exotique par excellence, la christophine se trouve et se consomme surtout durant l’automne, entre octobre et novembre.

Avec ses origines tropicales, la Christophine a besoin de beaucoup de soleil pour se développer, La plantation se réalise une fois le risque de gelées écarté.

C’est une courge faisant partie des cucurbitacées. Elle est donc la cousine de la courgette, du pâtisson, du concombre ou du melon avec une saveur douce, peu prononcée.

Très peu calorique au point d’être considérée comme une vraie aide minceur, la chayote possède une forte teneur en minéraux (magnésium, potassium, calcium) essentiels à l’organisme. Constituée à 90 % d’eau et composée de fibres, la courge va même jusqu’à éliminer les graisses et faciliter le transit intestinal

La christophine est, par ailleurs, riche en vitamine C et elle possède des vertus antioxydantes, bénéfique au bon renouvellement cellulaire et une façon efficace de lutter contre le vieillissement cutané prématuré.

Qu’elle soit cuite ou crue, la chayotte n’est pas une partie de plaisir à éplucher tant sa peau est ferme. Afin de faciliter cette étape, commencez par la couper en deux parties, en partant du sommet. Puis, coupez des quartiers en vous aidant des rainures. Épluchez ensuite les quartiers à tour de rôle.

Pour bien la cuire et éviter qu’elle reste gorgée d’eau, optez pour une cuisson douce et suffisamment longue (comptez minimum 20 minutes une fois l’eau portée à ébullition), comme pour la courgette, couvercle à l’appui.

La cuisson peut se faire à l’eau (courge entière), au four (en dés), à la vapeur (en dés), à la poêle (bâtonnets) ou à l’étouffée (coupée en dés disposés dans un fond d’eau).

. Parmi les préparations les plus connues, il y a :

  • Le fameux gratin de chayotte, agrémenté selon les préférences, de lardons ou de crabe .
  • Le velouté ou du curry de chayote au lait de coco.

Douce et tendre, elle peut accompagner également de nombreux légumes (carottes, courgettes, potirons, navets…), légumineuses (les pois), épices, herbes aromatiques et parfaitement se mixer dans des plats mijotés.

Crue, sans la peau et râpée, elle agrémente des salades de toute nature. C’est également un ingrédient apprécié dans les préparations sucrées : tartes tatins, compotes, gâteaux ou confitures.

LA CHRISTOPHINE