Pourquoi Brigitte Bardot s’est-elle perdue en route ?

Pourquoi Dalida s’est suicidée ?

 

Pourquoi Michel Gallimard dérape avec sa Facel Vega à Villeblevin, tuant Marcel Camus, sur le coup ?

Pourquoi Claude François aimait-il à se friser les cheveux, dans l’eau, avec un hair-dryer ?

Pourquoi Patrick Hernandez n’a -t-il connu qu’un seul succès musical ?

Pourquoi La France perd au rugby d’un tout petit point, sur un supposé arbitrage tendancieux, qui fait  s’écrouler nos rêves

On s’interroge toujours devant les destins inachevés, les routes qui s’arrêtent brusquement ou qui deviennent des vicinales si peu fréquentées ;

On se dit que c’est le hasard qui a croisé son égérie le temps d’un lumineux instant, et puis …pfuit ! plus rien : la mort ou le long et interminable tunnel de l’oubli ;

On se dit aussi que cet oubli doit être un gros morceau indigeste à avaler ou que la mort prématurée laisse en suspens l’aboutissement mature d’une œuvre : comment imaginer Daniel Balavoine, Mike Brant , Claude François  VIEUX ??? …auraient-ils été contraints, comme Hervé Villard, de faire les sorties d’un supermarché, juché sur un podium devant 4 péquins, loin de Capri, pour gagner leur croute ?

…la vie est facétieuse, non ? elle vous emmène sur de larges autoroutes confortables puis des départementales sinueuses, voir des chemins de traverses ; pour de temps en temps vous abandonner sur un parking

Ces facéties commencent dés le levé du soleil quand la journée, bien programmée et en apparence maitrisée, dérape : le réveil ne sonne pas et la maitrise du temps vous échappe …on court, on court mais le train n’attend pas et la galère démarre ; On croise quelqu’un dans la rue qui vous fait signe pour un diner avec quelques amis, on s’éprend de l’un des convives .…et l’amour survient le soir sans crier gare !

Elles sont si nombreuses ces fois où le hasard, ou ce que certains appellent le destin, la chance ou la destinée, sont à la manœuvre , qu’on serait en droit de s’interroger sur les moments où nous sommes en capacité d’exercer notre libre arbitre : serions-nous des fétus de paille secoués au vent de la vie ?

Ni vous ni moi n’avions prévu que nos vies prendraient cette tournure, folle ou gaie, triste ou insipide, bruyante ou silencieuse, lente ou rapide, nous ne maitrisons finalement pas grand-chose mais Il nous reste cependant cette faculté ultime devant l’inattendue de saisir une chance, une opportunité, pour que le chemin sinueux rejoigne une large plaine féconde et fertile

Cette part la, nous en gardons la maitrise pour que notre verre, à l’issue, soit plutôt à moitié plein qu’à moitié vide …la vie est facétieuse !!!

La vie est Facétieuse - La billet d'humeur
On s’interroge toujours devant les destins inachevés