Toujours plus pour l’État ! Mais pour quoi faire ?

 

Le Président de la République a récemment décrété la fin de l’insouciance et de l’abondance…  Les Français ont regardé leur portemonnaie et se sont demandé de quoi il parlait. Évoquait-il la gestion de l’État ?

Ne rêvez pas. Les derniers chiffres des impôts et cotisations pour 2022 montrent que pour l’État c’est toujours l’opulence. Les prélèvements ont continué à augmenter contrairement aux engagements pris par le Président.

L’État a capté 45,2% de la richesse nationale ; notre record depuis 30 ans, ce qui nous place bien au-dessus de la moyenne des pays développés. L’an prochain l’addition montera à 1234 milliards d’euros!

Depuis au moins 60 ans, nos gouvernants, de droite et de gauche, ne cessent d’augmenter les prélèvements. Au point de faire de la France l’un des champions du monde des pays les plus imposés.

Tout cela devrait nous faire bénéficier des meilleurs services publics au monde, me direz-vous…

Tout le monde constate au contraire leur dégradation croissante.

Nos services de santé étaient déjà mal en point et la crise Covid a souligné leur incapacité à faire face, en dépit de grandes compétences. Voyez la situation des services d’urgences. Et ce malgré un budget santé parmi les plus élevés au monde.

La sécurité est mal assurée dans nos villes et l’armée est sous équipée et sous budgétée. La justice n’arrive plus à faire face. La couverture des services publics en zones rurales ne cesse de se rétracter. Au plan économique, la France perd des places dans le monde.

Et les incendies de l’été ont révélé l’insuffisance de nos services de secours.

Curieusement, l’État et les collectivités semblent toujours à cours d’argent. Au point que l’État a ponctionné d’autorité 1 milliard 800 millions en trois ans dans les caisses d’Action logement, cette cotisation des entreprises pour loger les salariés. Il a soustrait plus d’1 milliard d’euros aux Chambres de commerce, sans que les entreprises voient diminuer leur taxe pour les CCI.

Et les subventions ont toutes tendance à fondre au fil des ans.

Mais où passent ces impôts ?

Vous pensiez que le premier budget de l’État était l’Éducation? Et bien non !  La première dépense de l’État c’est le service de la dette qui pompe 23 % du budget. L’Éducation n’est qu’à 12%.

La dette, un autre domaine où nous sommes champions ; 2900 milliards d’euros soit 115% du PIB !

Les impôts ne suffisant pas, nos gouvernants sont en effet allés s’endetter sur les marchés avec le risque de voir la charge de la dette exploser au fil de la hausse des taux, et de soumettre notre dette à 64% dans les mains de banques étrangères, plaçant notre souveraineté et nos dirigeants dans les mains des financiers.

Rappelons-le, l’État n’a rien. Pour vivre, il prend l’argent dans nos poches et celles des entreprises.

Nous verrons une autre fois quelques pistes pour sortir de ce gâchis. Dans l’immédiat, n’oubliez pas, chers énarques que l’argent vient de nos poches de Français moyens qui ne savent pas vraiment ce qu’abondance veut dire.

Bonne journée

 

Le billet d humeur du 19 octobre 2022 par Vincent Combeuil
Le billet d humeur du 19 octobre 2022 par Vincent Combeuil.