A la découverte du miso !
Ce super aliment obtenu par une double fermentation d’une céréale et de soja est aussi un super produit pour cuisiner avec une touche asiatique.

Les différents types de miso : miso rouge, blanc, brun… Il existe plusieurs types de miso en fonction de leur mode de fabrication et des ingrédients qu’il contient. Leurs couleurs diffèrent et leurs saveurs aussi : plus le miso est foncé, plus il est fermenté et plus son goût est puissant.

Le shiro miso ou miso blanc est fabriqué à base de riz blanc. Relativement jeune, il présente un goût très doux, presque sucré.

L’aka miso est de couleur rouge. Également réalisée avec du riz, il possède une saveur moyennement prononcée.

Le genmai miso tient sa teinte foncée du riz brun qui entre dans sa composition. Il se distingue par un goût marqué.

Le mugi miso est préparé avec de l’orge : il s’agit de la pâte typique des régions rurales japonaises, d’intensité intermédiaire.

Le hatcho miso, pur soja, est celui qui possède les saveurs les plus prononcées et la couleur la plus foncée.

Pour obtenir une pâte miso, on chauffe à la vapeur une céréale

(orge ou riz) puis on incorpore un ferment naturel (Aspergillus oryzae) et on laisse fermenter le tout pendant environ 2 jours en surveillant les conditions de température, d’humidité et d’oxygène. On obtient ce que l’on appelle le Koji.

Ensuite on incorpore les autres ingrédients notamment le soja et le sel et on laisse fermenter le tout dans une cuve en cèdre pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. La fabrication du miso est donc 100% naturelle.

L’origine du Miso est chinoise, il est connu depuis plus de 2500 ans et n’a fait son apparition au Japon que plus tard, introduit par des moines bouddhistes.

Ces moines bouddhistes venus de Chine au Japon pendant la période de Kamakura entre 1185 et 1333 ont apporté avec eux des mortiers suribachi. Avec ces mortiers, le grain pourrait être facilement broyé et pourrait facilement se dissoudre dans l’eau. C’est ainsi que miso a commencé à être utilisé dans la soupe miso. L’émergence de la soupe miso aurait façonné le menu du repas de base, souvent appelé «Ichi-ju-ichi-sai» un menu composé d’une soupe, d’un plat d’accompagnement, et de cornichons. C’était le menu des guerriers samouraïs de cette période.

Le mot Miso lui donc japonais, en Chine, on le trouve sous le nom de Chiang.

Le procédé de fabrication fut alors amélioré et le miso (de riz) devint l’un des aliments principaux des japonais dont le repas était simple ; un bol de riz brun, de poisson séché et de soupe miso.

Si le miso eu un rôle très important dans l’alimentation de l’époque féodale du Japon, il n’en reste pas un moins un produit très utilisé de nos jours en cuisine traditionnelle.

Vous connaissez sans doute, la soupe miso considérée comme une boisson, plus qu’un plat, elle accompagne souvent tous les repas dans les restaurants japonais.

Mais le Miso ne sert pas seulement à la confection de cette soupe célèbre Il peut servir à remplacer le sel, il peut être utilisé comme fond de bouillon ( pour les ramen ), pour faire des marinades et même des grillades ! On peut également l’utiliser pour des sauces et des vinaigrettes.

La reconnaissance du Washoku (cuisine japonaise) en tant que patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO en 2013 a propulsé le miso sur la scène mondiale. Ces divers efforts ont fait du miso un ingrédient modeste en un produit grand public que l’on trouve dans les supermarchés et les cuisines du monde entier.

Le miso, ce sont des saveurs incomparables mais aussi de réels bénéfices pour la santé : pour les Japonais, il aurait même la réputation de prolonger la durée de vie. Voici d’autres bonnes raisons de le faire entrer dans votre cuisine.

Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, les propriétés du miso sont très intéressantes pour la santé. Et pour cause, il contient de nombreux nutriments :

Des acides aminés ;

Des vitamines du groupe B, essentielles au bon fonctionnement du système nerveux et à la production d’énergie (vitamine B1, B2, B3, B5, B6, B9, etc.) ;

Des minéraux (calcium, potassium magnésium…) ;

Des probiotiques bénéfiques au système immunitaire.

Contrairement à ce que sa texture pâteuse laisse croire, le miso n’est pas gras ! Il est pauvre en gras saturés et en calories : comptez en moyenne 200 Cal par 100 g.

Les protéines contenues dans les graines de soja peuvent remplacer les protéines animales car elles renferment les acides aminés essentiels à l’organisme. Même si le miso n’est intégré qu’en petites quantités dans les plats, son apport en protéines végétales demeure bénéfique.

Pensez-y si vous privilégiez une alimentation végétarienne !

LE MISO
Un super produit pour cuisiner avec une touche asiatique.