Liberté scientifique, liberté des médias

 

 

Je voudrais revenir aujourd’hui sur deux évènements récents qui touchent de façon inquiétante à nos libertés.

 

Le premier est, au détour d’une volonté de s’attaquer aux dérives sectaires, l’introduction d’un délit d’opposition à une vérité scientifique officielle. Punie jusqu’à 3 ans de prison et 45000 euros d’amende. Devant l’Assemblée Olivier Véran a fini par avouer l’objectif : faire taire l’incorrigible Professeur Raoult.

Passons sur le combat entre le petit médecin et le scientifique réputé mondialement. Ce qui m’inquiète c’est qu’un Gouvernement puisse s’autoriser à définir une vérité scientifique. Seule l’URSS de Staline avait osé avec l’affaire Lyssenko qui avait imposé une idéologie pseudoscientifique qui s’était révélée absurde. Rappelons-le, la science n’avance que par hypothèses et contre hypothèses, expériences et contre-expériences, non par décision ministérielle.

 

 La plainte a été rejetée par l’Arcom, RSF a alors saisi le Conseil d’État. Ce dernier a répondu en demandant à l’Arcom de ne pas surveiller seulement CNews, mais toutes les chaînes de télévision et de radio ! Décision qui paraît veiller à l’équilibre mais qui se révèlera sans doute inapplicable.

 

Au passage, précisons que la France est la seule démocratie au monde à imposer un tel contrôle. Mais après tout, pourquoi pas ?

 

 

Dans notre pays deux principes cohabitaient plutôt harmonieusement jusqu’à présent : d’un côté la liberté éditoriale de chaque média et de l’autre le principe de respect du pluralisme de l’expression politique dans chaque média.

Ici on risque de toucher à la liberté éditoriale des médias et c’est grave.

Comment imaginer demain qu’une autorité administrative puisse assurer la direction éditoriales des médias ? Et sur quels critères ?

Cauchemardons un peu. Imaginez demain que nos radios chrétiennes se voient reprocher de ne pas être assez laïques… et sommées de raboter leur croix ?

 

 

 

 

 

Liberté, Libertés - Le Billet d'Humeur de Vincent Combeuil