Morts aux petits et aux faibles

Avortement et euthanasie, un programme de désespérance

 L’avortement sera bientôt gravé dans le marbre de la Constitution. Après l’adoption très large de cette mesure par l’Assemblée nationale (30 députés seulement ont voté contre), le Sénat, malgré la timide réprobation de son président, ne devrait pas être long à céder.

Du côté catholique malheureusement nous n’avons pas entendu beaucoup de voix pour s’opposer à cette modification grave de la Constitution.

 

Et l’euthanasie devrait, elle aussi, être inscrite dans la loi dans les mois qui viennent.

 

L’année qui commence risque d’être difficile pour les petits et les faibles.

 

Pourtant, des juristes nous disent que la constitutionalisation de l’avortement est juridiquement inutile à protéger à ce que ses partisans présentent comme un droit fondamental. La loi actuelle est suffisante.

Pourquoi donc engager ces débats ? Peut-être pour détourner le regard des vrais problèmes et se donner à bon compte une image progressiste ?

 

Quelles pourraient être les conséquences ?

 

La Constitution synthétise en quelque sorte nos principes communs. Cette Constitution ainsi modifiée orientera nos valeurs communes vers la civilisation de la mort. C’est l’affirmation d’un droit fondamental placé tout en haut de la hiérarchie des normes, avec des conséquences graves.

 

La loi Veil inscrivait paradoxalement dans son article premier que « la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie». La constitutionalisation de l’avortement ne fera-t-elle pas sauter ce principe?

 

Par ailleurs, on peut craindre que cette constitutionalisation de l’avortement, qui le rend quasi irréversible, soit un moyen de bâillonner ses opposants et de broyer la clause de conscience des professionnels de santé. A nouveau une liberté qui se réduit.

 

Au passage la liberté de l’enfant n’est jamais envisagée.

 

Pourtant, le fœtus est réputé né dès sa conception et pris en compte dans les successions ou dans le cas d’indemnisations pour le décès accidentel des parents.

 

Depuis 1975, 8 millions d’avortements, 230 000 l’an dernier.

Des chiffres terribles qui révèlent à la fois la détresse de certaines femmes et l’incapacité de notre société à les accompagner. Quelle inquiétante liberté qui pèse physiquement et psychologiquement sur les femmes !

Plutôt que d’accompagner et d’aider, on préfère avorter.

Idem pour les vieux, plutôt que de développer les soins palliatifs le Gouvernement préfère la piqure létale.

 

Éliminer la vie n’est jamais une solution, c’est créer un problème

Le choix de la vie est une question d’espérance, celui de la mort est un renoncement, une désespérance.

 

Je termine par cette phrase du Christ qui m’est revenue sans cesse au cours de la préparation de ce billet : « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous le faites ».

 

 

 

Morts aux Petits et aux Faibles - le Billet d'Humeur de Vincent Combeuil