Une famille bien ordinaire

L’aïeule est morte en septembre dernier à 96 ans. Son fils aîné 74 ans a deux fils et cinq charmants petits enfants. Après la mort tragique de sa femme en 1996, dont il était séparé et même divorcé, il se remarie avec une ancienne et durable maîtresse Ses deux fils sont rivaux et ne s’entendent guère. Ils ont même tendance, depuis que leur mère est morte il y a 26 ans, à se chamailler, voire plus. Leurs relation est de plus en plus difficile : le cadet jaloux considère qu’il est mal aimé de son père qui lui préfèrerait son frère aîné. Ce cadet n’aime pas sa belle-mère qu’il considère comme dangereuse et malfaisante. Vous ajoutez à cela les affaires d’argent et vous avez vraiment une famille ordinaire. Ah pardon j’oubliais les deux belles-filles. Elles semblent ne guère s’apprécier : elles ne sont pas du même monde,  l’une vient du nouveau monde, et n’ont pas du tout reçu la même éducation, se crèpent un peu le chignon pour des histoires de chiffons, rivalisent de coquetterie, à savoir qui est la plus chic, la mieux habillée. Miroir, mon beau miroir… Rien que de bien banal. Je les soupçonne aussi d’être en rivalité aussi au sujet de leurs enfants, non pas le nombre : trois contre deux, car les couples sont écologistes et ne veulent pas trahir leurs convictions en ajoutant un pollueur de plus à la longue liste des hominidés destructeurs de l’environnement ; mais leur compétition concerne l’éducation de leurs enfants et peut-être même  leur apparence vestimentaire. Je soupçonne aussi les deux frères de régler leurs comptes via leurs épouses, à moins que ces dernières ne se servent de leurs benêts de maris pour arriver à leurs fins. Pour l’une d’entre elles cela me semble évident. Bref du Balzac, du Zola, du Maupassant, du Mauriac. Rien que de bien ordinaire.

Et pourtant vous avez bien reconnu l’auguste famille royale  famille britannique : Charles III, Camilla, William et Harry, Kate et Meghan, Harry, le suppléant, inconsolable de ne pas être né le premier, qui inonde le monde et les médias (TV, radio, livres, articles) de toutes ses rancœurs et de tous ses malheurs, sexe, drogue, mesquineries diverses, pour son plus grand profit : il règle ses comptes et récolte quelques millions de dollars. Et pour le plus grand malheur de sa famille et de la couronne britannique.

Décidément que God save the King !

Une Famille ordinaire - Le billet d'humeur d'Eric Picard - Vendredi 13 janvier 2023
Règlements de comptes...Royaux