Viens chez moi, j’habite chez ma belle-mère. C’est ce qu’il pourrait m’arriver de chanter en ce moment. Depuis un mois en effet et pour encore plusieurs paires de lunes, nous vivons chez la mère de mon conjoint.

Comme cela peut arriver parfois dans la vie des familles, nous entreprenons des travaux dans notre logement. Ne pouvant rester dans la maison pendant le chantier, nous devons nous loger pas trop loin de l’école dans un endroit pas trop petit mais pas trop onéreux non plus. La solution belle-maman s’est révélée assez compétitive.

Lorsque je raconte cela à mes collègues, à nos voisins ou à nos amis, les gens penchent la tête sur le côté en demandant : « et ça va ? ». Ou alors, ils haussent les sourcils en disant : ouhlala.

Je comprends bien sûr ces réactions, et je peux même reconnaître qu’il m’arrive d’en jouer car je sais ce que « vivre avec sa belle-mère » signifie dans nos sociétés. Il se trouve que tout se passe très bien, et que ni moi ni elle ne sommes inquiètes de l’aventure qui nous attend.

VIENS CHEZ MOI J HABITE CHEZ MA BELLE MERE